« El Othmani II » est connu: Ramassé, le nouvel Exécutif fleure bon la technocratie…
« El Othmani II » est connu: Ramassé, le nouvel Exécutif fleure bon la technocratie…

Le Maroc s’est doté, ce mercredi 9 octobre, d’un nouvel Exécutif ramassé (pas plus de 23 ministres et ministres délégués, outre le Secrétaire plus général du gouvernement), sur lequel de grands espoirs étaient fondés.
Espoirs liés aux multiples défis auxquels le pays est appelé à relever pour réimprimer une nouvelle dynamique politique et restaurer la confiance en l’action publique.

De ces nominations royales, on retiendra la mise en orbite d’une « scuderia » de technocrates dont la coloration politique pourrait être marquée en fonction des succès remportés ou non.
Face à l’équipe « El Othmani II », il y’aura des heureux. Mais aussi des déçus.
Mais toutes ces réactions sont à tempérer au regard du mandat, certes limité dans le temps, imparti à l’actuel gouvernement.
Celui-là même qui aura à préparer les conditions nécessaires à la tenue des prochaines élections législatives dans les meilleures conditions, mais aussi et surtout, à rendre des comptes aux électeurs.

Dans la nouvelle architecture du gouvernement, plus ramassée, s’illustrent six nouveaux profils de jeunes et de femmes appelés à aller au charbon.
On notera l’arrivée de deux nouvelles femmes, Nadia Fettah Alaoui et Nouzha Bouchareb. La première, issue du Groupe Saham, hérite du ministère du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale, alors que la deuxième, membre du conseil national du Mouvement populaire, chapeaute le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville.
Dans cette fournée, on notera aussi parmi les nouvelles têtes le très connu Mohamed Amakraz, secrétaire national du mouvement de la jeunesse du PJD, placé à la tête du ministère du Travail et de l’insertion professionnelle.
Il en va de même pour Hassan Abyaba, porte-parole de l’Union constitutionnelle, qui pilotera le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, porte-parole du gouvernement.
Comme pour Driss Ouaouicha, ce président de l’Université Al Akhawayne propulsé ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Le dernier de cette « cordée » n’est autre que Khalid Ait Taleb, directeur du Centre hospitalier universitaire Hassan II Fès depuis 2004 qui hérite, lui du ministère de la Santé.
Des réaménagements ont concerné certains départements comme la propulsion de deux femmes PJD, Nezha El Ouafi au ministère délégué chargé des Marocains résidents à l’étranger ou encore Jamila El Moussali à la tête du ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille.
Mohamed Benabdelkader (USFP) a troqué la Fonction publique pour la Justice.

Pour le reste, on notera que les titulaires des fameux ministères dits de souveraineté restent entre les mains des mêmes responsables.
Tel est le cas pour Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, et Noureddine Boutayeb, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.
Idem pour la diplomatie où Nasser Bourita est maintenu à sa tête (es-qualité de ministre des Affaires étrangères et de la coopération africaine et des MRE) alors que Mohsine Jazouli garde le portefeuille de ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères.
Idem pour Abdellatif Loudiyi qui reste ministre délégué chargé de l’Administration de la défense nationale, Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des affaires islamiques et Mohamed El Hajjoui, Secrétaire général du gouvernement Mustapha Ramid (PJD) est maintenu en tant que ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme tout en héritant des relations avec le Parlement.
Abdelkader Amara, du même parti, garde l’Equipement, le transport, la logistique et l’eau et Aziz Rebbah toujours à la tête de l’Energie, des mines et de l’environnement.
Mohamed Benchaaboun (RNI) reste à la tête du ministère de l’Economie, des finances, tout en étant chargé aussi de la réforme de l’administration.
Aziz Akhannouch (RNI) garde le portefeuille de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.
My Hafid El Alamy (RNI) officie toujours à la tête du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique.
Enfin, Saaid Amzazi (MP) garde toujours le poste de  ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

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