Elections partielles en Tunisie: Faible mobilisation et bouillonnement islamiste
Elections partielles en Tunisie: Faible mobilisation et bouillonnement islamiste

Aux partielles, l’engouement n’était pas au rendez-vous au sein des électeurs. Un risque encouru par les formations politiques à l’approche des législatives et de la présidentielle. Encore faut-il relever que le score obtenu par les islamistes d’Ennahda n’occultent en rien les tensions qui minent cette formation.

Dimanche 14 juillet, seuls 5202 électeurs ont participé aux élections municipales partielles du Bardo, soit un taux de participation de 11.66 %.
Le mouvement Ennahdha a obtenu 8 sièges, suivi d’Al Badil Ettounsi (4 sièges), Afek Tounes (4 sièges). Alors que Tahia Tounès n’a pu glaner que 3 sièges.

Ennahdha et El Badil qui considèrent ces partielles comme un test crient déjà victoire alors que rien ne justifie pareille réaction, ni les taux de participation, très faible, ni l’absence d’enjeu.

Dans le landernau politique, on signale que la formation islamiste qui prétend scorer plus que les autres est à la dérive. Au point de pousser son leader Rached Ghannouchi à envisager sérieusement de se présenter aux législatives plutôt qu’à la présidentielle. Opportuniste et calculateur, R. Ghannouchi qui sait que ses chances d’accéder à la magistrature suprême restent minimes a dû revoir ses prétentions à la baisse. Puisqu’il a déjà jeté son dévolu sur la liste de la circonscription de Tunis I.
Une candidature qui lui permettra en cas d’élection de postuler à la présidence de l’Assemblée. Encore faut-il qu’il réussisse à convaincre Abdellatif Mekki à qui on avait promis la tête de liste de la même circonscription, de se désister au profit du président d’Ennahdha. Or, la discipline n’est plus ce qu’elle était  dans le parti islamiste.
En réduisant ainsi la voilure, il donne plus de crédit aux rumeurs qui circulent quant aux batailles internes qui rongent de l’intérieur la formation islamiste.
À l’approche des élections législatives et présidentielles, il semblerait qu’Ennahdha serait en proie à une série de tensions internes et de désaccords. Néanmoins, contrairement aux autres partis, le mouvement islamiste arrive à mieux contenir ces tensions.
Son porte-parole Imed Khemiri, est intervenu mercredi 17 juillet 2019 sur Mosaïque FM pour démentir, une énième fois, les informations selon lesquelles il y aurait des fissures au sein du parti.
Le porte-parole a assuré que le président d’Ennahdha, n’avait reçu aucune lettre de la part d’Abdellatif Mekki, dirigeant nahdhaoui, où ce dernier aurait exprimé son désaccord sur sa nomination en tête de liste au Kef pour remplacer Houcine Jendoubi.
Imed Khmiri a souligné que toute opinion exprimée sous le toit des institutions du parti est respectable. Les dirigeants ont toujours respecté les décisions des institutions démocratiques d’Ennahdha. « Il n’y a que quelques divergences, mais pas de fissures. Celui qui insiste sur l’existence de ces fissures peut toujours rêver. Le parti n’aura jamais de fissures », a-t-il encore ajouté, confiant.

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