Erdogan à Moscou: Cafouillage sur la scène syrienne…

Erdogan à Moscou Cafouillage sur la scène syrienne…
Erdogan à Moscou Cafouillage sur la scène syrienne…

Erreur de la base de données WordPress : [Got error 28 from storage engine]
SELECT `wp_adrotate`.`id`, `wp_adrotate`.`title`, `wp_adrotate`.`bannercode`, `wp_adrotate`.`image`, `wp_adrotate`.`tracker`, `wp_adrotate_linkmeta`.`group` FROM `wp_adrotate`, `wp_adrotate_linkmeta` WHERE ( `wp_adrotate_linkmeta`.`group` = 1) AND `wp_adrotate_linkmeta`.`user` = 0 AND `wp_adrotate`.`id` = `wp_adrotate_linkmeta`.`ad` AND (`wp_adrotate`.`type` = 'active' OR `wp_adrotate`.`type` = '2days' OR `wp_adrotate`.`type` = '7days') GROUP BY `wp_adrotate`.`id` ORDER BY `wp_adrotate`.`id`;

Une fois de plus, le Président turc prend la route vers Moscou pour des entretiens avec son homologue russe sur l’évolution de la situation en Syrie. Il s’agira du premier face-à-face V. Poutine-R.T Erdogan depuis que Donald Trump a décidé de retirer ses troupes stationnées à l’Est de l’Euphrate.

La question est cruciale au regard du souci exprimé par Moscou quant à la sauvegarde de l’intégrité territoriale syrienne malmenée par le voisin turc qui occupe depuis quelques mois déjà des proportions du nord syrien et qui menace de mener la guerre aux forces kurdes qui ont bénéficié du parapluie US. L’affaire est grave puisque Ankara et Washington seraient déjà tombés d’accord pour les Turcs puissent établir le long de leur frontière avec la Syrie une zone-tampon. Celle-là même qui irrite Damas et Téhéran puisque apparentée à une occupation pure et simple en contradiction avec les assurances proférées par les responsables turcs quant au respect de l’intégrité territoriale de la Syrie.
En parallèle, Damas a réagi aux frappes menées par l’aviation israélienne contre la Syrie, indiquant dans ses lettres à l’Onu que Tel-Aviv agissait ainsi dans le contexte du silence du Conseil de sécurité et en s’appuyant sur l’aide des États-Unis.


Le ministère syrien des Affaires étrangères a adressé des missives à l’Onu dans lesquelles il indique que de tels raids ne sont possibles que grâce au soutien des États-Unis et au «silence mortel» du Conseil de sécurité de l’Onu. «Cette agression perfide s’inscrit dans le cadre des tentatives d’Israël de faire perdurer la crise et la guerre contre les terroristes en Syrie et de faire remonter le moral aux restes des groupes terroristes sévissant comme ses agents», est-il indiqué.


La diplomatie syrienne souligne que de telles attaques ne sont possibles que grâce au «soutien illimité de l’administration américaine» et à «l’immunité d’interrogatoire fournie à Israël par plusieurs pays membres du Conseil de sécurité de l’Onu». Dès lors, «le silence mortel que ces pays ont instauré au Conseil de sécurité empêche ce dernier d’exercer son rôle dans la prévention de ces attaques criminelles», est-il encore expliqué. Et d’exiger que l’Onu prenne sans délais des mesures censées prévenir de nouveaux raids israéliens.


Relancer la paix


On signalera aussi que le déplacement du Président turc en Russie intervient alors que le nouvel émissaire des Nations Unies pour la Syrie, le Norvégien Geir Pedersen, s’est rendu à Moscou ce 21 janvier pour tenter de relancer le processus de paix en Syrie. Après s’être entretenu avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le diplomate norvégien, qui succède à Staffan de Mistura, a également rencontré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.


Lors de leur entretien, le responsable russe a souligné que la formation de la Commission chargée de rédiger la prochaine Constitution de la Syrie traînait en longueur. Rappelant la «cohérence» de la Russie quant aux voies et aux moyens à mettre en place afin de résoudre le conflit, S. Choïgou a en outre réitéré le souhait de son pays de voir émerger un processus «politique actif» consistant à «mettre en place une Commission constitutionnelle, à créer une Constitution et à élaborer un mécanisme pour l’adoption de cette Constitution».
«Bien sûr, tout cela s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution [onusienne] 2254 qui prévoit la normalisation de la situation en Syrie», a-t-il précisé.


De son côté, Geir Pedersen a loué le rôle prépondérant joué par la Russie dans le règlement du conflit syrien : «Il est évident que Moscou et la Russie jouent un rôle clé dans la promotion du processus.» Avant de confier à la presse que «d’une manière ou d’une autre, nous nous sommes accordés pour reconnaître que le conflit sur le territoire de la République arabe syrienne avait trop traîné en longueur. Naturellement, il n’y a pas de solution militaire à ce problème. Il n’y a qu’une issue politique à cette situation.»
En décembre, Téhéran et Ankara étaient parvenus à se mettre d’accord pour tenter d’organiser début 2019 à Genève une réunion du comité chargé de doter la Syrie d’une nouvelle Constitution. Envisagée lors d’un sommet, à Sotchi, des trois pays garants du processus de paix d’Astana, la création de ce Comité constitutionnel se heurte à un désaccord majeur des différentes parties sur la composition qu’il devrait avoir. La Russie et l’Iran sont en effet des alliés de Damas, alors qu’Ankara soutient les rebelles dans le nord du pays.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.