Espionage Act: Tout pour emmurer J. Assange aux USA
Espionage Act: Tout pour emmurer J. Assange aux USA

Depuis 2018, le fondateur de WikiLeaks n’était poursuivi que pour piratage informatique aux États-Unis.
Cette fois, le grand jury qui enquête contre lui, sort l’artillerie lourde. Julian Assange, qui compte désormais 18 inculpations outre-Atlantique, est notamment poursuivi pour violation de l’Espionage Act.

« C’est de la folie », a immédiatement réagi WikiLeaks sur Twitter à l’annonce des 17 nouvelles inculpations contre son fondateur. « C’est la fin du journalisme sur la sécurité nationale, poursuit l’organisation, et la fin du premier amendement », garantissant la liberté d’expression.

Un argument balayé par Washington, car J. Assange n’est pas journaliste, selon le ministère de la Justice américain.
« Aucun journaliste responsable ne publierait sciemment les noms des sources confidentielles en zone de guerre en sachant que cela les exposerait au plus grand
danger
», a lancé un responsable du département en conférence de presse.

Les 18 inculpations contre le lanceur d’alerte sont toutes liées à son rôle dans la fuite massive de documents confidentiels en 2010.
« La plus grande mise en péril d’informations classifiées de toute l’histoire des Etats-Unis, au bénéfice de ses adversaires », signale le ministère de la Justice, précisant que
J. Assange est notamment inculpé pour avoir mis en danger la vie des sources du renseignement militaire américain.
Les États-Unis reprochent aussi à cet homme de 47 ans, détenu à Londres et visé par une procédure d’extradition vers les Etats-Unis, d’avoir « comploté » avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent.

C. Manning retourne en prison après avoir refusé une troisième fois de témoigner devant un grand jury contre J. Assange, fondateur de WikiLeaks.
L’ancienne analyste a déjà passé sept ans derrière les barreaux.
La justice américaine la menace en outre d’amendes quotidiennes si elle continue de ne pas collaborer.
Pour la faire plier, le juge la renvoie en prison en ajoutant une pénalité financière inédite : si l’ancienne analyste refuse toujours de collaborer avec la justice dans les 30 jours, chaque jour de détention supplémentaire sera assorti d’une amende quotidienne de 500 dollars, puis 1 000 dollars après 60 jours.

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