Et de 7 pour Paul Biya: Le Cameroun a mal à ses provinces

Et de 7 pour Paul Biya Le Cameroun a mal à ses provinces
Et de 7 pour Paul Biya Le Cameroun a mal à ses provinces

C’est le début officiel du septième mandat pour Paul Biya. Le président camerounais a prêté serment mardi et restera au moins 43 ans au pouvoir. Dans son discours, il a appelé les séparatistes anglophones à déposer les armes.

Il a juré devant Dieu et les hommes de veiller au bien de la nation. Pour la septième fois, Paul Biya a ainsi prononcé ces mots. Le président camerounais a également reconnu les frustrations et les aspirations de la partie anglophone du pays. Lors de son discours d’investiture, le président du Cameroun a assuré qu’une solution va être trouvée lors de son 7e mandat de sept ans.

Les deux provinces de l’Ouest et du Sud-Ouest sont plongées dans une crise importante. Des centaines de milliers de civils ont fui leur maison dans le conflit qui oppose les séparatistes de l’Ambazonie au pouvoir. Paul Biya a donc appelé les séparatistes à déposer les armes et renouvelé un vieil engagement : l’accélération de la décentralisation.

A l’endroit des jeunes, le président camerounais a aussi fait une promesse : l’avenir se fera avec eux.

Au Cameroun, 78 des 79 collégiens enlevés lundi sont libres, c’est ce qu’annonce ce mercredi matin le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary. Ils avaient été enlevés, lundi 5 novembre à l’aube, dans l’enceinte de leur établissement presbytérien de Bamenda avec trois encadrants, dont on ignore encore s’ils sont libres eux aussi. Le rapt n’avait pas été revendiqué, mais le gouvernement avait dénoncé les séparatistes anglophones de la région.

Les circonstances de cette libération sont encore assez floues. Mais selon le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, les ravisseurs, qui, eux aussi, ne sont pas formellement identifiés ont été contraints de les abandonner à une centaine de kilomètres de Bamenda dans une église, dans la ville de Bafut. Ils étaient, explique le ministre, dans l’impossibilité de poursuivre leur fuite après un arrêté du gouverneur de la région du nord-ouest interdisant toute circulation entre les différents départements de la région, depuis l’annonce du kidnapping il y a deux jours.

D’après certaines sources gouvernementales, les ravisseurs se sont ainsi retrouvés coincés. Les enfants sont entre les mains des forces de défense, notamment de la gendarmerie, et devraient être conduits à Bamenda. Reste que le sort de leurs encadrants, un enseignant et le principal du collège, est inconnu.

Mercredi dernier, onze élèves de la même école avaient déjà été enlevés puis libérés. Les enfants affirmaient avoir été enlevés par les « Amba boys », les séparatistes anglophones.

 

 

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