I l y’a un mois que la barbarie a décimé une grande partie de la rédaction de Charlie Hebdo. Il y’a un mois cet hebdomadaire satirique était au bord du dépôt de bilan. Aujourd’hui, ce sont 200 000 abonnements enregistrés et près de 3 millions de numéros vendus auxquels s’ajoutent des dons par dizaines de milliers sans compter le million d’Euro débloqué par les pouvoirs publics pour assurer la pérennité du journal. Habitués au régime sec de la disette, les rescapés ne savent pas comment digérer ce trop plein dont ils se seraient bien passé et nous aussi. Toujours est il que les caisses débordent : Hamdoulillah. Al Qaida a atteint son but : sauver de la mort un fleuron de la satire française. Que du bonheur pour les iconoclastes de tous les pays. Mieux encore, au lieu d’écorner le principe de Fraternité qui orne les édifices publics de notre belle hexagone, cette attaque a soudé, pour un temps, dans un climat qui fleure bon la République, une nation en mal d’être depuis des années, une nation livrée par des politiques trompées dans la langue de bois, à des concepts fétides transmis de père en fille qui n’a de « Marine » que le nom. Bien sur, ici est là, des dissonances se sont faites entendre avec fracas dans le silence imposé par le recueillement. Dans ce concert d’unanimité, ce sont ces fausses notes qu’il faut non pas taire mais comprendre et corriger en conséquence. Deux courants de pensées se distinguent : les faucons qui rêvent d’une réponse uniquement sécuritaire, une réponse où l’ordre prend le pas sur la loi. L’exemple du gamin de huit ans convoqué au commissariat pour apologie du terrorisme en dit long sur leur paranoïa. L’autre, Républicain, qui, au delà de l’émotion, s’interroge sur les maux qui rongent la société qui a accouché d’enfants maudits qui renient leur mère nourricière.
Les langues se délient et les yeux daignent enfin voir et peindre la sombre réalité. Le Premier ministre parle de ghetto et même d’apartheid. Si, et à juste titre, l’école laïque est brandie comme le premier rempart contre l’obscurantisme, d’autres maux plus sournois et ravageurs sapent le travail de cette belle institution. La pauvreté, le chômage, la ghettoïsation le racisme… un discours radical de quelques illuminés qui se sont intronisés sur les Minbars sans aucune légitimité sont autant d’éléments qui minent notre société. Si on ajoute a cet ensemble explosif, les chaines satellitaires et leurs hordes d’Oulémas qui prêchent à longueur d’ondes le retour à un passé glorieux sur les cendres de l’Occident, les réseaux sociaux sans aucune loi ni foi, la tâche est loin d’être aisée. La théorie du complot fleurit dans les rangs des laissés pour compte de la République. D’autant qu’ils sont intimement convaincus que la parole Publique est partiale. Cet été, face aux bombardements terrestres, maritime et aérien de Tsahal contre la bande de Gaza, le silence assourdissant des hautes autorités de l’Etat voir la légitimation de cette attaque sanglante a été très mal vécue par des millions de personnes qui ont accordé leur confiance et par conséquent leur bulletin de vote à l’hôte actuel de l’Elysée et à sa majorité au Palais Bourbon. Des réponses concrètes à la hauteur de la gravité de la situation s’imposent. Si comme on l’entend dans la bouche des responsables politiques « l’Islam de France » doit aider dans l’effort d’intégration des millions de jeunes hommes et femmes de confession musulmane et d’origines diverses et variées et le plus souvent nés et grandi en France, la parole politique doit être suivie de réalisations concrètes et visibles dans le quotidien de cette frange de nos concitoyens. L’exemple est la seule preuve d’autorité. Mais au vu des coupes sombres dans le budget de l’Education nationale, du ministère de la ville… la parole politique risque d’être encore du vent. Et en cette année du climat et ou la France est en retard dans les énergies renouvelables, il est plus que grand temps d’investir dans l’éolien.
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