Exposition: Ode à la céramique de Safi

Exposition: Ode à la céramique de Safi

La Fondation Attijariwafa bank organise à partir du 18 avril 2018 une exposition portant sur la céramique de Safi autour de la collection Guerraoui-Laoufir, patiemment assemblée depuis cinquante ans. Sous le commissariat de l’historien Hamid Triki, l’exposition « Céramique de Safi. Entre histoire et gestes ancestraux », dévoile l’exceptionnelle richesse stylistique et technique qui a prévalu à Safi au cours de la première moitié du XXe siècle.

Autour de cette période très féconde marquée par la figure de proue qu’était l’artisan Lamalim, seront étayés les origines, l’organisation économique et le développement artistique de cet art attesté à Safi depuis le XIIe siècle, sans oublier les plus récentes recherches et les hommages aux artisans de l’école fondée à Safi autour de 1920: Serghini, Benbrahim, Benjelloun, Laghrissi, Soussi…

Près de 170 objets céramiques allant d’une amphore antique aux plus récentes tendances décoratives, ont été réunis autour de documents d’archives, cartes historiques, gravures anciennes, cahiers illustrés des élèves de l ́École de Céramique, photographies d’ateliers, témoignages de voyageurs, poésie, paroles de sages et légendes, afin de rapprocher les visiteurs de cet art qui se transmet inlassablement de génération en génération, au cœur du site fameusement baptisé la Colline des potiers. L’exposition accorde aussi une place particulière aux lieux sacrés, aux rituels des potiers à l’œuvre et au vocabulaire imagé des formes.

La Fondation Attijariwafa bank entend stimuler l’éveil à la préservation et à la transmission du patrimoine, s’appuyant pour cela, sur l’exemplaire engagement individuel du collectionneur, lui-même originaire de Safi.

À l’instar de la grande exposition « Sèvres. Safi: Le renouveau céramique en France et au Maroc autour des années 30 », organisée en avril 2007 en partenariat avec la Manufacture Nationale de Sèvres, la Fondation revient, 11 ans plus tard, sur ce métier d’art, pour se concentrer plus spécifiquement sur la ville de Safi et son savoir-faire, marque de son identité régionale et fierté nationale.
Pari réussi…


« Hommage au Printemps » d’A. Krifla

Du 3 mai et au  3 juin, la galerie B&S art Gallery de Casablanca propose une pause de réflexion sur l’œuvre de l’une des figures clés dans l’histoire des arts plastiques marocains : Ahmed Krifla.  Ainsi, les amateurs de l’art contemporain sont conviés à une exposition rétrospective des œuvres inédites de l’artiste-peintre des années 50 à ce jour sur le thème « Hommage au Printemps».

On y découvrira ce plasticien chevronné, natif de Taza, avec son approche tout à fait nouvelle de ce genre de peinture et un style qu’il a réussi à garder intact.  La peinture de Ahmed Krifla se veut figurative puisqu’il peint beaucoup les paysages et les scènes de famille, comme par exemple un champ de blé, un coin boisé, une oliveraie, une humble demeure avec une femme penchée sur des poteries qui sèchent. Mais il faut dire aussi qu’il est un observateur à l’œil alerte puisqu’il s’appuie sur des photographies pour réaliser ses œuvres.

«Chez Krifla, le réalisme et le naïf s’entremêlent pour créer un univers particulier. Les compositions de paysages sont nettes, presque géométriques, dans des couleurs claires (vert, jaune, orange). La nature, au bord de la rivière et le monde rural, la récolte restent ses thèmes de prédilection. L’artiste ou «l’artisan-peintre» s’inspire de la vie quotidienne et propose des scènes intimes ou de la vie sociale, Kissaria. On pourrait parler de figuration narrative», ajoute Dounia Benqassem critique d’art.


Du « Street Art » plain la vue, à Rabat

A Rabat, ou s’entremêlent architectures moderne et patrimoniale, des fresques murales, souvent monumentales, exaltent depuis quatre ans le paysage urbain. C’est en tout cas le rôle que s’efforce d’assurer le festival Jidar, Toiles de Rue.

A travers sa promotion des cultures urbaines par le biais du Street art, ce sont plusieurs frontières que l’événement aspire à déconstruire. L’art n’est plus confiné aux musées et aux galeries : il s’expose et descend dans la rue, s’adresse . tous et se pratique aux yeux de tous. Les murs de briques, de parpaing ou de bêton ne sont plus uniquement des séparations : ils deviennent les pages d’une ville en métamorphose, des canevas qui portent fièrement l’inspiration des artistes qui les illustrent.

Du 16 au 22 avril, Rabat redevient un lieu de création à ciel ouvert. Pour cette 4.me édition, ce sont des artistes venus d’Espagne, du Japon, du Mexique, de Pologne, de Grèce, du Maroc ou encore du Pérou qui offriront des passerelles entre espace urbain et pratiques artistiques. A travers des oeuvres in situ, destines au public en général et aux habitants des quartiers qui

les accueillent en particulier, Jidar s’invite dans la fabrique de la ville et participe à forger l’imaginaire collectif.

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