Extradition de J. Assange aux USA: Londres acquiesce en attendant la… Cour
Extradition de J. Assange aux USA: Londres acquiesce en attendant la… Cour

L’Exécutif britannique s’exécute face à la pression US exercée pour obtenir l’extradition du fondateur de WikiLeaks.
La Justice aura-t-elle une autre attitude ?

Sajid Javid, ministre britannique de l’Intérieur, a annoncé ce jeudi 13 juin sur BBC Radio 4 avoir signé l’ordonnance d’extradition de Julian Assange vers les États-Unis.
Mais désormais, c’est à la Cour de rendre sa décision, comme l’a précisé l’homme politique.

«Il est détenu à juste titre. Une demande d’extradition a été émise par les États-Unis, elle sera examinée par la Cour demain. Mais hier, j’ai signé l’ordre d’extradition, je l’ai certifié, et le document sera présenté à la Cour demain», a-t-il déclaré lors de l’émission Today sur BBC Radio 4.
Et d’ajouter: «Nous avons reçu une demande d’extradition légitime, alors je l’ai signée, mais la décision finale revient à la Cour».

Fin mai, les États-Unis ont formulé 17 nouveaux chefs d’accusation à l’encontre du fondateur de WikiLeaks, affirmant qu’il avait publié illégalement les noms de sources classifiées et assisté l’ancienne analyste militaire américaine Chelsea Manning en vue d’obtenir l’accès à des informations top secrètes.

Si J. Assange, 47 ans, est reconnu coupable, il risque aux États-Unis une peine cumulée de 175 ans de prison.
Il a été arrêté le 11 avril à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il s’était réfugié depuis sept ans, dans la crainte d’une demande d’extradition de la part des États-Unis.
Avant d’être condamné au début du mois de mai à près d’un an de prison par la justice britannique pour violation des termes de sa liberté conditionnelle lorsqu’il s’était réfugié à l’ambassade d’Équateur en 2012.

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