Face aux sanctions imposées par l’Oncle Sam: L’Iran dope son uranium
Face aux sanctions imposées par l’Oncle Sam: L’Iran dope son uranium

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En dépit des appels au calme lancés par plusieurs capitales, Téhéran a décidé de franchir un palier de plus dans l’enrichissement de son uranium.
Une décision qui vise à priver Washington, qui s’est défaussé du traité conclu avec l’Iran, de ses soutiens européens.
Qui gagnera dans cette partie d’échec ?

Comme prévu mercredi par le président Hassan Rohani, l’Iran a annoncé dimanche qu’il augmentait le niveau d’enrichissement de l’uranium pour alimenter ses centrales électriques à un niveau de pureté dépassant 3,67%, limite fixée par l’accord international sur le programme nucléaire iranien signé à Vienne en juillet 2015, soit un niveau bien en dessous des 20% que l’lran atteignait avant l’accord et des quelque 90% nécessaire pour produire une arme nucléaire.
Une réponse attendue au retrait US du pacte l’an dernier (dit aussi plan d’action conjoint (JCPoA en anglais ou PAGC en français), et au rétablissement de sanctions contre Téhéran par Washington.
Dans cet accord de 2015, l’Iran s’était engagé à ne jamais acquérir la bombe atomique et à limiter drastiquement ses activités nucléaires en échange de la levée de sanctions internationales qui asphyxiaient son économie.

Mais il faut croire que dans cette partie d’échec, Londres a choisi l’option de la tension en décidant l’immobilisation au large de Gibraltar, à l’extrême sud de l’Espagne, d’un pétrolier iranien soupçonné de livrer du brut à la Syrie en violation des sanctions européennes.
Un acte assimilé par l’Iran à de « la piraterie » alors que ledit tanker ne pouvait assurer un quelconque soutage dans les ports syriens qui ne sont pas dimensionnés pour accueillir pareil transporteur.

A rappeler qu’avant l’accord de juillet 2015, l’Iran produisait de l’uranium enrichi à 20% pour alimenter son réacteur de Téhéran.
Le niveau d’enrichissement de sa centrale nucléaire de Bushehr, dans le sud, était de 5%. « Nous allons enrichir l’uranium en fonction de nos besoins (…) Pour le moment, nous n’avons pas besoin d’enrichir l’uranium nécessaire pour le réacteur de Téhéran », a indiqué Behrouz Kamalvandi. « Nous allons enrichir l’uranium au niveau nécessaire pour le réacteur de Bushehr », a-t-il ajouté.

Cette décision est l’un des éléments de la riposte iranienne à la décision annoncée en mai 2018 par le président américain de sortir unilatéralement les Etats-Unis de l’accord de Vienne et de rétablir les sanctions américaines contre l’Iran qui avaient été levées en vertu de l’accord.
L’Iran avait également menacé à partir de dimanche de reprendre son projet initial de construction d’un réacteur nucléaire à Arak (centre) mis en sommeil en vertu de l’accord de Vienne. Plus, depuis dimanche, Téhéran a indiqué qu’il continuerait à réduire ses engagements tous les 60 jours à moins que les signataires du pacte de 2015 ne le protègent des sanctions américaines.

« Nous espérons que nous pourrons trouver une solution, sinon, dans 60 jours, nous entamerons la troisième étape » du plan de réduction des engagements pris par l’Iran en vertu de cet accord conclu à Vienne en 2015, a déclaré Abbas Araghchi, vice-ministre des Affaires étrangères.

Rappelant que son pays était en faveur du maintien de cet accord, A. Araghchi a indiqué que les mesures prises depuis mai par l’Iran pour s’affranchir de certains de ses engagements étaient réversibles à tout moment si l’Iran voyait ses demandes satisfaites.
Celles-ci ont trait essentiellement à la possibilité pour l’Iran de continuer de vendre son pétrole et à commercer avec l’extérieur en contournant les sanctions réimposées contre la Républiques islamique par Washington après la décision prise par Donald Trump de sortir unilatéralement les Etats-Unis de l’accord de Vienne.
A. Araghchi n’a pas précisé à quels nouveaux engagements son pays pourrait renoncer à partir de septembre.

A Paris, le ministère des affaires étrangères français a demandé fermement à l’Iran de mettre un terme à toutes les activités non conformes aux engagements découlant de l’accord de Vienne. Un changement de ton par rapport à la veille.
Samedi, le président français a fait part à son homologue iranien Hassan Rohani de sa «forte préoccupation face au risque d’affaiblissement de l’accord nucléaire» iranien et des «conséquences qui s’en suivraient nécessairement», a annoncé la présidence française. Dans un entretien téléphonique, Emmanuel Macron a dit vouloir « explorer d’ici au 15 juillet les conditions d’une reprise du dialogue avec toutes les parties ».

Pour sa part, l’Allemagne « incite fermement » l’Iran à renoncer à enrichir l’uranium au-delà de la limite fixée par l’accord international de 2015.

De son côté, le Royaume-Uni a adopté une attitude plus dure que celle de la France. « L’Iran a violé les termes du PAGC. Tandis que le Royaume-Uni reste pleinement attaché à l’accord, l’Iran doit immédiatement arrêter et annuler toutes les activités contraires à ses obligations », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Même son de cloche auprès de Tel-Aviv.
« l’Iran a violé sa promesse solennelle au Conseil de sécurité des Nations unies de ne pas enrichir l’uranium au-delà d’un certain niveau », a déclaré le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, en conseil des ministres

On notera que la Chine a dénoncé lundi les « brimades » des Etats-Unis comme la cause des actuelles tensions avec l’Iran, qui a annoncé avoir commencé à enrichir de l’uranium à un niveau prohibé par l’accord international sur son programme nucléaire.
« La pression maximale des Etats-Unis sur l’Iran est la source de la crise nucléaire iranienne », a affirmé lors d’un point presse régulier Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
« Les faits démontrent que les brimades unilatérales deviennent chaque jour comme une tumeur qui s’aggrave, qui génère à l’échelle mondiale des problèmes encore plus nombreux et des crises encore plus importantes. »

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, a mis en garde lundi les Européens contre toute escalade dans leur réaction.
« Si certaines parties à l’accord (sur le nucléaire iranien de 2015) devaient se comporter de manière étrange et inattendue alors nous sauterions toutes les étapes suivantes (du plan de réduction des engagements annoncé en mai) et nous mettrions en oeuvre la dernière », a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump a appelé dimanche l’Iran à la « prudence ».

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