Faut-il y croire? Exceptionnel Conseil de gouvernement: La discordance des temps

Faut-il y croire Exceptionnel Conseil de gouvernement La discordance des temps

Une fois n’est pas coutume, un Conseil de gouvernement s’est réuni aujourd’hui sous la présidence de Saâd Eddine El Othmani. Un seul point était à l’ordre du jour : l’adoption du projet de décret n °2.18.855 relatif à l’heure légale. En plus clair, il s’agit ni plus ni moins que du maintien permanent de l’heure d’été en vigueur actuellement. Tout au plus un communiqué officiel aurait pu suffire au lieu de rameuter tout l’Exécutif pour évaluer et analyser la portée stratosphérique d’une telle décision qui, dans le meilleur comme dans le pire des cas, mettra à rude épreuve le cycle circadien de la population qui vit sous ces latitudes.

Bien entendu, on comprend les raisons qui poussent les Marocains à s’attaquer de front à une telle décision qui aurait gagné à bénéficier d’un traitement rationnel. D’abord, en mettant à la disposition des citoyens les arguments qui militent en faveur u maintien de l’heure légale en l’état. Une affaire de communication qui, fort malheureusement, fait encore défaut à un Exécutif qui croit disposer d’un pouvoir des plus léonins. Là où il aurait fallu convaincre, le gouvernement fait actionner le couperet. Qui m’aime, me suive !

Mais il faut aussi relever une autre discordance dans le temps politique qui prévaut par les temps qui courent. On aurait certes apprécié que le Conseil de gouvernement, à défaut d’en faire une priorité, lui qui fait les louanges du tout social, élargisse l’ordre du jour aux questions qui taraudent les citoyens. A commencer par la grève des médecins, par exemple, et le risque de voir « le désert médical » s’installer dans le pays. Pourtant, les démissions collectives qui affectent grandement ce secteur, déjà au bord de l’asthénie, ne dérangent point l’actuel Exécutif. Et il en va de même pour les prix qui flambent. Sans oublier le dossier de l’ONCF où il y a à redire depuis le drame de Bouknadel.

Voilà où on en est de notre grammaire politique marquée qu’elle est par un cumul de fautes d’appréciation et le foisonnement des erreurs de jugement. Il est temps de rétablir la concordance des temps. Dramatique !

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