Faut-il y croire ? Pauvres automobilistes…

 Faut-il y croire Pauvres automobilistes…
 Faut-il y croire Pauvres automobilistes…

Faut-il plaindre les automobilistes d’ici-bas ? A vous d’en juger. Déjà qu’on leur promet une révision imminente à la hausse des prix à la pompe, alors que nombre d’entre eux n’ont pas hésité à se joindre à la fameuse campagne de boycott qui a aussi inclus une compagnie de carburants, voilà qu’on leur ressort du bout de la lorgnette budgétaire une nouvelle augmentation des vignettes. Mais on conviendra qu’il n’y a jamais deux sans trois, n’est-ce pas ? Surtout que chacun sait que le moindre frémissement des prix des produits pétroliers se ressent au niveau du panier de la ménagère.

Il faudra s’attendre à des hausses de prix susceptibles d’éponger le surcoût induit par le transport des marchandises. Dans quelles limites ? Nul ne saurait le prédire… Même si nos responsables s’empresseront de louer les bienfaits de n’importe quelle mesure impopulaire qu’ils s’apprêtent à prendre.

Alors, à quoi serviront les 360 MDH que le Trésor engrangera dès fin janvier prochain ? A l’entretien des routes qui se dégradent à la vitesse de la lumière où à la contribution au budget destiné au désenclavement des zones reculées ?

Dans l’enceinte parlementaire, on trouvera bien des élus qui pousseront les représentants de l’Exécutif dans leur dernier retranchement pour invalider toute hausse de taxe jugée injustifiée. En principe. Mais qui osera revenir sur l’épisode des hydrocarbures qui avait enfanté une commission d’enquête qui a eu le courage, strabisme politique aidant, de produire un double rapport. L’un qui, in fine, ménage les distributeurs alors que l’autre arrange, en dernier ressort, l’opposition. Le tout conduisant à polluer un débat qui aurait été plus intéressant à suivre au regard de la cherté du coût de la vie. Une des raisons qui pousse les Marocains, démunis chez-eux, à râler. Depuis que le déclassement en cours se renforce en affectant en priorité les classes moyennes. Celles-là même que les islamistes craignent par dessus tout. Car elles sont aussi volatiles que le prix du baril par les temps d’instabilité qui courent.

Nos chers consommateurs peuvent dormir tranquille. On veillera, au niveau de l’Exécutif, sur le montage d’une énième commission chargée, nous assènera-t-on sur un ton des plus solennels, de réprimer sévèrement ceux qui ne respectent pas les prix. Lesquels, est-on tenté de demander, puisque le libéralisme ambiant s’accommode justement de la liberté des prix… Autant prendre toutes les vessies qui se profilent à l’horizon pour des lampes. Le PJD est là pour nous soûler… Amen !

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