Faut-il y croire? Un drame, une roqia et des prières…

Faut-il y croire Un drame, une roqia et des prières…
Faut-il y croire Un drame, une roqia et des prières…

 

Y a-t-il une limite entre incantation et prière… de l’absent ? Le très érudit Saadeddine El Othmani, patron de l’Exécutif de son état, chefaillon du PJD, parti islamiste haut en couleurs, et facultativement Docteur es psychothérapie et, devrait avoir son mot à dire. En tout cas, pour ceux qui savent écouter, un Tweet peut faire un boucan d’enfer. Pas à la mesure de celui que vécurent les passagers du drame du TNR qui a basculé (des vies aussi) à hauteur de Bouknadel. Mais c’est aussi scandaleusement fort de sauce ! Que dit notre vénérable chef du gouvernement à l’issue de cet accident ferroviaire qui n’est certainement pas le dernier d’une série au regard de ce que savent (et taisent) les cheminots ? Et bien qu’il faut « prier pour les morts ». C’est à peine s’il n’ pas appelé à « lire le latif ». Et s’occuper des blessés auxquels on souhaite un prompt rétablissement. Est-ce bien là l’expression la plus forte qu’un commis de l’Etat puisse émettre en pareille occasion ? S. El-Othmani n’a pas cherché plus loin que la réaction du citoyens lambda. Alors que lui même chapeaute un gouvernement qui compte bel et bien dans ses rangs un ministre en charge du Transport et sous la tutelle duquel l’ONCF est engagé dans tous les sens du terme. Etrange reste, en effet, cette attitude du chef du gouvernement. Très détachée au point de friser le dédain. C’est comme s’il entendait par là que l’Office public peut continuer son bonhomme de chemin, en roue libre. Tout en tuant franco de port ! Diantre ! L’ONCF n’est pourtant pas à son premier drame près.

Pourtant, on est devant un drame des plus terribles. Mort d’hommes il y a eu. Cela sans parler des larcins qui ont ajouté au drame un autre moins assimilable en pareilles circonstances. Il ne faut pas oublier que pas moins du total de la population marocaine, diaspora comprise, est annuellement transportée par les trains de l’ONCF. Tout ce beau monde mérite l’intérêt de la part du top management de l’Office qui tourne, faut-il le rappeler, grâce à eux, mais aussi par devers eux via les subventions publiques.

Mais on n’occultera pas non plus la réaction fort médiatisée du patron de l’Office pour gérer une crise qui, sous d’autres cieux, l’aurait soufflé, lui et ses mentors. Car que dit Si Lakhlie si ce n’est qu’après l’alerte donnée par les citoyens, tout a été vérifié et que rien n’incitait à aller plus loin. Sauf lorsque le drame survient. Jusqu’où ira la procédure engagée pour jeter toute la lumière sur ce drame qui peut, qu’à Dieu ne plaise, affecter n’importe qui d’entre nous ? Une question sans réponse. Au moins à l’heure actuelle…

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