Finance publique: Un déficit maitrisé mais…
Finance publique: Un déficit maitrisé mais…

Selon le bulletin de statistiques des finances publiques à fin Septembre 2019, sur les 9 premiers mois de 2019, le déficit du Trésor a atteint 32,3 Mrds DH, en hausse de 22,8% comparativement à la même période de l’année dernière.

Ce déficit, certes en hausse, ne constitue que 50,4% du niveau attendu par la loi de Finances, à 3 mois de la fin de l’exercice budgétaire. Ce qui reflète la prudence de l’exécutif en matière budgétaire en se basant plus sur la hausse des recettes fiscales que sur la baisse des dépenses publiques.
Un choix supporté par Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Economie et des finances, qui a indiqué s’attendre à un déficit budgétaire de 3,5% du PIB en 2019 contre 3,7% en 2018.
Mais serait-ce bénéfique pour une activité économique au Royaume déjà au ralentie et dont les acteurs subissent déjà une pression fiscale des plus fortes de la région?
La question mérite d’être soulevée…

En chiffres, et selon le bulletin mensuel de la trésorerie générale du Royaume, les recettes ordinaires brutes se sont établies à 185,4 Mrds DH, contre 172,9 Mrds DH à fin septembre 2018, en hausse de 7,2%, sans tenir compte du versement en 2018 de 24 Mrds DH effectué à partir du «Compte spécial des dons des pays du Conseil de coopération du Golfe» au profit du budget général.
Compte tenu de ce versement, les recettes ordinaires brutes ont enregistré une baisse de 5,9%. Ceci s’explique par la hausse des impôts directs de 2,9%, des impôts indirects de 5,4% et des droits d’enregistrement et de timbre de 0,4%, conjuguée à la baisse des droits de douane de 2,2% et des recettes non fiscales de 42,6%.
Par ailleurs, les dépenses émises au titre du budget général ont progressé de 13,5% à 257,1 Mrds DH à fin septembre 2019, en raison de l’augmentation de 8,1% des dépenses de fonctionnement, de 4,8% des dépenses d’investissement et de 40,2% des charges de la dette budgétisée, relève la même source, ajoutant que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 376,1 Mrds DH, représentant un taux global d’engagement de 66% contre 68% à fin septembre 2018.
Le taux d’émission sur engagements a été de 85%, soit le même taux un an auparavant.
Le bulletin fait également ressortir que les recettes des CST ont atteint 65,5 Mrds DH tenant compte des transferts reçus des charges communes du budget général d’investissement pour 14,9 Mrds DH alors que les dépenses émises ont été de 62 Mrds DH.
Ces dépenses intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 2,4 Mrds DH, fait savoir la TGR, notant que le solde de l’ensemble des CST s’élève à 3,5 Mrds DH.
Parallèlement, les recettes des SEGMA ont été de 1.925 MDH contre 2.248 MDH à fin septembre 2018, en diminution de 14,4%, tandis que les dépenses émises ont été de 1.345 MDH contre 1.275 MDH, en augmentation de 5,5%.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.