Fissure dans l’ANP en Algérie: Le scénario vénézuélien se précise…

Fissure dans l'ANP en Algérie Le scénario vénézuélien se précise…
Fissure dans l'ANP en Algérie Le scénario vénézuélien se précise…

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Stupéfiante bafouille que celle mise dans le monde bleu sur plusieurs sites Algériens et internationaux.

Il y est question d’«attaques» du général à la retraite Ali Laghdiri candidat à la présidentielle de 2019 par le vice ministre de la défense et chef d’état major, Ahmed Gaïd-Salah…

Les opinions exprimées par le premier à propos du projet de loi sur le devoir de réserve des officiers supérieurs à la retraite porteraient l’empreinte d’un clan contre le camp présidentiel auquel appartiendrait le second. Et d’évoquer «un impact négatif sur le moral des troupes». Et de se fendre d’une conclusion pour le moins étrange. Selon un officier à la retraite basé à Paris, «à défaut d’agir, toute inaction de la part de Gaïd-Salah enverrait pour sa part le signal clair que le pouvoir n’est peut-être pas vraiment totalement entre les mains du clan présidentiel, contrairement à l’illusion actuelle, et rendrait la suite des événements d’autant plus fascinante».
A peine croyable !


Voilà que l’Algérie est devenue, si l’on en croit, otage d’une controverse entre deux généraux. Voilà que son sort dépend d’un combat de coqs, qu’il faut se préparer à un tel duel, spectacle «fascinant» d’un épisode de la succession à Bouteflika !


Ces clans tirent un trait sur tout le reste de l’Algérie. Il n’y a pas de société civile, pas de syndicats, pas de partis politiques, pas d’intellectuels, pas de peuple en somme… Rien, mis à part des généraux superpuissants qui se préparent à entrer dans l’arène. Lecture simpliste de la situation, fantasme journalistique qui brouille les pistes de compréhension des enjeux politiques dans ce pays, entretient la médiocrité, à l’image des feuilles de chou et autres émissions de TV débordantes de bêtises.


Chaque camp a fait sortir ses armes médiatiques Mais pour qui roule donc ces aspirateurs à pubs, fort justement qualifiés de «sites fastfood des généraux», dont les papiers sont truffés d’animations qui parasitent l’attention ? Quels intérêts sert-il en publiant de telles analyses, honteusement creuses ? A quel jeu de diversion se livre-t-il au moment où le pouvoir fait la chasse aux médias qui peuvent encore apporter un peu d’éclairage sur le panier de crabes … La mise aux arrêts de plusieurs officiers et sous-officiers, voire des hommes de troupe, soulève bien des questions alors même que G. Salah avait affirmé mordicus qu’il n’en a jamais été le cas. Cependant, les observateurs n’auront pas manqué de relever que la guerre est déclarée entre les clans, comme vient de le prouver l’interdiction d’accès au cimetière à des généraux, dont Ali Laghdiri, durant les funérailles de l’ex-ministre chargé de la Défense, le défunt Gnaizia. S’il est connu que les dignitaires algériens ne se retrouvent qu’à l’occasion de funérailles, il faut croire que le message recherché par G. Salah en interdisant l’accès du cimetière au candidat à la présidentielle le plus en vue se veut des plus expressifs : la voie au Palais El Mouradia lui serait interdite… L’Algérie suivra-t-elle le chemin du Venezuela ?
Ce qui donne du crédit à la tension qui sourd au sein même du système, l’armée constituant sa colonne vertébrale, est la naissance d’un parti politique en exil, appelé « Forces vives », dirigé par un ex-officier du DRS et quelques militaires. La tête d’affiche est Rahmani Mohamed Elyes, ex-officier supérieur du DRS… Objectif, dégager, y compris par les armes, la secte mystico-financière de Bouteflika.


Dans ce climat incertain qui génère beaucoup d’inquiétudes, une délégation de hauts dignitaires du clan Bouteflika, composée de son frère Nacer et du Général-major Benali Benali, chef de la garde présidentielle, a été reçue par des officiels français. Leur mission, s’assurer du soutien de la France et des USA. On crédite les milieux français d’avoir rappelé à leurs interlocuteurs algériens qu’ils s’interdisent de toute ingérence dans les affaires politiques de ce pays partenaire. « Débrouillez-vous entre vous loin de toute anarchie », aurait été le message qui leur a été adressé. Cela explique les hésitations qui entourent la candidature d’Abdelaziz Bouteflika ou de l’un de ses frères (Saïd ou Nacer) à la magistrature suprême.
Pr Abderrahmane MEKKAOUI
Expert dans les questions stratégiques et militaires

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