Flou sur la présence militaire US en Irak: L’alibi Daech
Flou sur la présence militaire US en Irak: L’alibi Daech

Les opérations menées conjointement par les armées irakienne et américaine, interrompues après l’assassinat, début janvier, du général iranien Qassem Soleimani et de son hôte irakien Al-Muhandis, patron sur le terrain d’Al Hachd Achaabi, auraient repris.
Le New York Times qui le confirme passe sous silence la position du parlement irakien hostile à une telle perspective.

Près de deux semaines après la mort du général iranien Q. Suleimani, assassiné début janvier dans une frappe américaine réalisée à la lisière de l’aéroport de Bagdad, Américains et Irakien vont reprendre leurs efforts militaires communs, notamment dans la lutte contre le groupe djihadiste l’État islamique (EI).
Selon le New York Times, les deux pays ont repris, mercredi, leurs opérations militaires communes, lesquelles avaient été interrompues après la mort du général iranien.

Deux responsables militaires américains, cités par le quotidien new-yorkais sous couvert d’anonymat, affirment que le Pentagone souhaitait reprendre au plus vite, aux côtés de l’armée irakienne, la lutte contre le groupe djihadiste État islamique (EI) afin que ce dernier ne profite pas de la situation.
Le Pentagone a refusé de commenter à l’AFP cette information.
Encore faut-il préciser qu’en ciblant les deux officiers supérieurs des Forces Al Qods et d’Al-Hach Achaabi, outre leurs accompagnateurs, l’Amérique n’aura finalement rendu service qu’aux résidus de Daech.
Surtout que le général iranien et son homologue irakien s’étaient particulièrement distingués dans la libération de pans entiers du territoire irakien des terroristes de Daech.

À l’initiative de Washington, les opérations communes entre les deux pays avaient été interrompues le 5 janvier, soit deux jours après la frappe ciblée américaine contre le général Soleimani près de l’aéroport de Bagdad.
Le Parlement irakien avait réclamé le même jour au gouvernement l’expulsion des troupes américaines du pays.
Une lettre envoyée par erreur par les États-Unis avait créé la confusion le lendemain sur un éventuel retrait des plus de 5 000 soldats américains déployés en Irak.

Le gouvernement irakien a demandé formellement en fin de semaine dernière au chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo d’envoyer une délégation pour commencer à discuter d’un tel retrait.
Le département d’État US a répondu qu’il n’entendait même pas discuter d’un retrait, mais uniquement «de la meilleure manière de reconfirmer» le «partenariat stratégique» entre les deux pays.

M. Pompeo a par ailleurs assuré lundi que «tous» les dirigeants irakiens lui avaient dit «en privé» qu’ils étaient favorables à une présence militaire américaine dans leur pays pour lutter contre l’EI.
Il n’a pas exclu en revanche de revoir à la baisse le nombre de soldats US déployés en Irak, en phase avec la volonté du président américain de se désengager des opérations coûteuses au Moyen-Orient.

Pourtant, à la commission sécurité et défense du parlement irakien, on souligne toujours le caractère illégal de la présence des forces combattantes US en Irak.
Plus, on souligne aussi l’absence de tout accord de Bagdad pour l’établissement de bases US sur le sol irakien.

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