Fusion recalée des ENSA, FST et EST : Le décret Daoudi définitivement annulé ?

Fusion recalée des ENSA, FST et EST : Le décret Daoudi définitivement annulé ?
Après un longue lutte contre le décret enjoignant la fusion des écoles supérieures de technologie, des facultés des sciences et techniques avec le groupe des ENSA en un seul établissement appelé « Polytechnique», les lauréats desdits établissements viennent d’obtenir gain de cause. Face à la pression des étudiants, la ministre par intérim de l’Enseignement supérieur Jamila El Moussali a décidé la suspension dudit décret.
Le projet du ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi visant à dédensifier les universités marocaines vient de tomber à l’eau. Voulant mettre en pratique les recommandations d’un rapport de Barnard Attali, qui recommandait de regrouper les écoles d’ingénieurs autour de Polytechnique, L.Daoudi comptait regrouper les 11 ENSA (Ecoles nationales de sciences appliquées), les 7 FST (facultés de sciences et technologies), les 13 EST (Ecoles des sciences et technologies) pour donner en tout 15 écoles polytechniques. Un souhait qui s’est heurté à la fronde des étudiants qui ont peur de voir leurs diplômes ainsi dévalorisés. Ainsi, depuis la publication du décret (n° 2.15.644) relatif aux établissements et cités universitaires, ils n’ont cessé de demander au ministère son retrait sous la menace d’une année blanche. Et c’est ce qu’ils viennent d’obtenir. La décision a été prise, hier, suite à une réunion entre la ministre déléguée J. El Moussali, devenue ministre par intérim après que L. Daoudi ait été relevé de ses fonctions pour cumul de mandats, et le bureau national du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP). D’après un communiqué, la ministre assure qu’elle tient au fonctionnement normal des établissements concernés (les ENSA, les FST et les EST) et que celles-ci « gardent le même statut les régissant avant la publication dudit décret ».
Cependant, l’annonce de la suspension du décret demeure entourée de flou étant donné qu’il sera, d’après la même source, modifié et révisé avec l’implication des différentes composantes de l’université et des parties concernées. D’autant que la procédure de modification est très compliquée sachant que le gouvernement actuel ne fait d’expédier les affaires courantes et n’a pas vocation à prendre des décisions engageant l’Etat sur le long terme !

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