Gestion des flux migratoires: Bruxelles courtise Rabat…  

Gestion des flux migratoires: Bruxelles courtise Rabat…  
Gestion des flux migratoires: Bruxelles courtise Rabat…  

Le Maroc est invité à participer à une réunion avec la Commission européenne pour discuter du programme de gestion des frontières signé avec le Maroc en août dernier, avec comme objectif de renforcer la coopération dans le domaine de la migration, rapporte l’agence espagnole EFE en citant des sources communautaires. La date de la réunion n’a pas encore été fixée, précise-t-on.

Début juillet, la Commission européenne avait approuvé trois nouveaux programmes sur la migration en Afrique du Nord, pour un montant total supérieur à 90 millions d’euros, dont 55 millions destinée à l’équipement des gardes-frontières marocains et tunisiens.

Une première mission technique de l’UE s’est rendue au Maroc début septembre pour évaluer les besoins sur le terrain, rapportent les mêmes sources. Selon elles, Bruxelles s’est engagée à continuer de garantir la mise en œuvre rapide du programme « en étroite coopération avec les autorités marocaines », avec lesquelles elles sont en «  contact permanent ». L’immigration est un « défi commun » de l’UE et du Maroc, ont-elles ajouté.

Cette annonce intervient au moment où l’Espagne s’est engagée à « être la voix du Maroc dans l’Union européenne », en matière d’immigration. Selon une information rapportée lundi par El Pais, Madrid a déjà demandé à la Commission européenne d’accorder plus de fonds à Rabat pour la gestion de l’immigration clandestine. L’Espagne a mis la pression sur l’UE pour que Rabat obtienne un « décaissement substantiel et surtout rapide pour contenir les flux migratoires », souligne le journal espagnol. « Bruxelles prépare une réponse imminente  », ajoute El Pais.

Depuis fin septembre, Kahid Zerouali, directeur de l’immigration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, a appelé à plusieurs reprises ses partenaires européens « à s’associer à ses efforts de lutte contre les réseaux de trafic » en Méditerranée. « Nos moyens sont mobilisés contre l’émigration, nous ne pouvons pas faire plus, » a-t-il déclaré à des confrères tout en estimant à 200 millions d’euros le cout pour le Maroc de la surveillance de son littoral nord.

Selon le ministère de l’Intérieur espagnol, l’Espagne a enregistré plus de 38.000 arrivées par voie maritime et terrestre depuis le début de l’année. Les autorités marocaines évoquent, elles, 54.000 tentatives avortées de passage vers l’Union européenne depuis janvier.

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