H. Nasrallah ouvre le feu sur Israël: Au-delà d’Eilat… 
H. Nasrallah ouvre le feu sur Israël: Au-delà d’Eilat… 

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La dernière sortie de Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, a mis en émoi l’opinion israélienne. L’entité sioniste n’est plus à l’abri.
En face, le Premier ministre israélien a réagi en avertissant le Hezbollah qu’Israël porterait un coup « dévastateur » au Liban en cas d’attaque.
Une réaction qui intervient deux jours après la prédication de Nasrallah quant à l’anéantissement d’Israël en cas de guerre entre les États-Unis et l’Iran.

« Ce week-end, nous avons été témoins des propos arrogants de Nasrallah concernant ses projets d’attaque », a déclaré Benjamin Netanyahu à la sortie de la réunion hebdomadaire de son cabinet.
« Je vous garantis que si le Hezbollah ose commettre un acte stupide et attaquer Israël — nous lui porterons à lui et au Liban un coup militaire », a-t-il répondu.
Précisant que « contrairement à Nasrallah, je n’ai pas l’intention de détailler nos projets », ajoutant qu’il « suffit de mentionner les tunnels terroristes que Nasrallah a creusés pendant des années et que nous avons détruits en quelques jours. Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué – comme on dit ».
Dans une interview diffusée vendredi par la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, Hassan Nasrallah a déclaré : « L’Iran a la capacité de bombarder Israël avec force et férocité. Lorsque les Américains comprendront qu’une telle guerre pourrait rayer Israël de la carte, ils changeront d’avis. »
Le leader du Hezbollah a montré une carte d’Israël et pointé du doigt les cibles militaires et civiles stratégiques que le Hezbollah pourrait frapper, y compris l’aéroport Ben Gurion, des dépôts d’armes, des usines pétrochimiques de désalinisation et le port d’Ashdod.
Selon lui, une attaque des réserves d’ammoniac de Haïfa causerait des dizaines de milliers de blessés. Il a également précisé que ses missiles pourraient frapper la ville d’Eilat dans le sud d’Israël. La question serait « lequel de nous renverrait l’autre à l’Âge de pierre », a-t-il déclaré.
H. Nasrallah a indiqué que son organisation avait considérablement accru ses capacités militaires depuis la guerre de 2006 qui a forcé Israël, et c’est une première, à se retirer du Sud Liban. « Nos armes sont plus nombreuses et de plus grande qualité, nous avons des missiles de précision et des drones », a-t-il affirmé lors de cet entretien marquant les 13 ans depuis la fin du conflit.
Cet échange verbal survient en pleine recrudescence des tensions entre les États-Unis et l’Iran et alors que la Chambre des représentants américaine, contrôlée par les démocrates, a adopté une mesure restreignant la possibilité pour Donald Trump d’attaquer Téhéran, s’inquiétant du fait que le président républicain ne déclenche une guerre inutile.
Ces dernières semaines, les États-Unis ont envoyé des milliers de troupes, un porte-avions, des bombardiers B-52 à la capacité nucléaire et des avions de combat au Moyen-Orient. Les craintes d’un conflit plus vaste se sont accrues après l’attaque mystère d’un pétrolier dans le détroit d’Hormuz attribuée à l’Iran, après des attaques des rebelles soutenus par Téhéran contre l’Arabie saoudite au Yémen et l’exécution d’un drone militaire américain par la république chiite.
Mardi dernier, la Maison-Blanche a annoncé de nouvelles sanctions contre le Hezbollah, ciblant pour la première fois des élus du mouvement.
Ce dernier est considéré comme une organisation terroriste par Israël, les États-Unis, l’Union européenne, la Ligue arabe et d’autres. C’est la seule faction qui n’a pas rendu les armes après la guerre civile libanaise de 1975 à 1990.
Il s’agit également d’un acteur politique majeur dans le pays du Cèdre, occupant 13 sièges au Parlement jusqu’à l’année dernière et trois ministères dans le gouvernement actuel.

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