Haftar cible l’aéroport de Tripoli: Perturber l’adversaire et rassurer les amis…  
Haftar cible l’aéroport de Tripoli: Perturber l’adversaire et rassurer les amis…  

Les forces de K. Haftar cherchent à se donner une contenance en condamnant l’aéroport international de Mitiga. Et maintiennent la pression sur la capitale vers laquelle ont convergé plusieurs factions pour mettre en échec l’avancée des troupes de l’ANL.

L’aéroport Mitiga de Tripoli, la capitale libyenne, a suspendu le trafic aérien jeudi 18 juillet après avoir été été la cible d’un missile, a indiqué une publication sur la page Facebook de l’aéroport.
Le trafic est revenu à la normale en fin de journée, selon les autorités citées par Reuters.
Aucune autre information n’a été donnée.

C’est le seul aéroport en service à Tripoli, qui est attaqué depuis trois mois, par l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar.

Fin juin, le même aéroport avait été ciblé par une frappe aérienne effectuée par l’Armée nationale libyenne (ANL). À la suite de cela, le trafic aérien avait été temporairement interrompu.
Depuis le début du mois de juillet, la direction de Mitiga a fermé l’aéroport plusieurs fois suite à des frappes aériennes.
L’aéroport est utilisé pour les liaisons internationales après que celui de Tripoli a été mis hors service en 2014.

Début avril, le commandant en chef de l’ANL, Khalifa Haftar, a ordonné à ses forces de se lancer contre Tripoli, siège du gouvernement dirigé par Fayez el-Sarraj, reconnu par la communauté internationale.
La prise de Tripoli n’aura pas été aisée puisque les combats trainent, malgré le déverrouillage de quelques passages, négocié « sonnantes et trébuchantes » par les Emiratis.
La campagne menée par l’autoproclamé maréchal Haftar avait été habillée, idéologiquement,par «la lutte contre les groupes terroristes» qui sévissent dans la région. Et cela explique le soutien international dont jouit l’homme fort de la cyrénaïque qui dépasse le seul cadre des Etats arabes, à l’exception du Qatar qui assiste le GNA d’el-Serraj, en s’appuyant sur la puissance turque.

Les forces loyales au gouvernement qui ont été dotées de matériel de guerre turc avaient réagi en lançant une contre-offensive baptisée « Volcan de la colère ».
Voilà pourquoi les opérations s’inscrivent dans la durée… Avec le bilan humain que cela engendre.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, dans un nouveau bilan, qu’au moins 653 personnes avaient été tuées et 3.547 autres blessées lors des combats qui ont lieu dans la capitale libyenne, Tripoli, et ses environs.

Depuis le renversement du système Kadhafi en 2011, la Libye est divisée entre plusieurs entités rivales, avec notamment la présence à Tripoli du gouvernement d’union nationale de Fayez el-Sarraj, soutenu par l’Onu et l’UE, et dans l’est, d’un parlement élu par le peuple et appuyé par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.