Hamid Chabat joue au coq blessé : Larmes et allégorie pour conquérir la basse cour!

Hamid Chabat joue au coq blessé : Larmes et allégorie pour conquérir la basse cour !
Ceux qui croyaient que le Maroc politique avait fait un bond prodigieux dans la modernité ont tout faux. La preuve, avant que la seconde supplémentaire ne s’égrène pour annoncer la mort de 2016, le parti de l’Istiqlal qui avait réuni en urgence ses plus hautes instances pour gérer la crise dans laquelle l’a plongé son leader avec ses déclarations surannées sur la Mauritanie eut droit à une prestation des plus calamiteuses d’un Hamid Chabat en perte de vitesse. Ceux qui ont suivi les débats au sein du plus vieux parti politique marocain n’auront pas manqué de mesurer la vulnérabilité de tout cador mis dos au mur. Avec des larmes à l’œil, le SG de l’Istiqlal qui s’est attiré les foudres des séniors s’est évertué à rappeler, des trémolos dans la voix, combien son engagement au service du pays et du Roi était tripal. Et pour donner plus de contenance à l’homme politique en perdition qu’il est, rien de mieux que de dupliquer les errements d’un Abdelilah Benkirane qui a fait de la démarche allégorique tout un art en politique. En coq blessé, il a évoqué les rapports conflictuels, voire contre-nature, qu’un fermier a voulu entretenir avec sa basse cour. Exigeant de l’un de ses coqs de ne plus faire de cocorico à l’aube. Estomaqué, le coq a voulu protester mais s’est vu remis à sa place. Quelques jours après, le même fermier est revenu à la charge en exigeant du coq de se contenter de caqueter comme font les poules. En désespoir de cause, le coq s’est exécuté. Avant que le fermier ne lui porte l’estocade en le sommant d’imiter les poules en produisant des œufs. On n’est pas loin des contes d’Ibn Al Moqaffaa que le patron de l’Istiqlal a voulu recycler, pour la circonstance, en se présentant en victime attitrée d’un jeu de pouvoir qui le dépasse. Tout en le poussant au trépas… Politique s’entend, bien sûr ! Bombant le torse, le coq istiqlalien a voulu conquérir une basse cour qui semble lui échapper pour de bon. Malgré les faux-semblants d’une unité de façade derrière un chef qui hier encore faisait valoir devant les siens qu’il n’y a pas pire dans le pays que la couardise. Et que les Istiqlaliens ne sont pas à confondre avec les poules mouillées qui peuplent la basse cour politique. Quelle bravoure ! Sauf que celui qui se présente comme le preux chevalier blanc de la politique aura finalement, comble du courage, plié l’échine en déléguant la gestion des affaires du parti à un triumvirat. Et en chargeant un autre triumvirat de négocier la participation, ou non, de l’Istiqlal dans le prochain gouvernement. H. Chabat a-t-il consommé tous ses cocoricos ? Le mois de mars apportera-t-il l’armistice parmi les factions qui s’entredéchirent au sein de la grande famille istiqlalienne ?

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