Hautes fonctions et recyclage politique: Le PAM veut enquêter sur les nominations

Hautes fonctions et recyclage politique Le PAM veut enquêter sur les nominations
Hautes fonctions et recyclage politique Le PAM veut enquêter sur les nominations

Le groupe parlementaire du PAM ne manque pas d’idées, où pour le dire autrement, a de la suite dans les idées. Il vient d’annoncer son intention d’appeler à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire ayant pour but de passer au crible les nominations effectuées ces dernières années. Ce qui rejoint les préoccupations exprimées mezzo voce par d’autres quant à la « politisation » des hautes fonctions.


Mohamed Chrourou, président du groupe du parti au tracteur à la chambre des représentants, considère que le processus s’assimile au « principe d’échange de cadeaux entre les composantes de la coalition gouvernementale. La plupart des personnes nommées à de hautes fonctions sont politisées et appartiennent à l’un des partis de la coalition». L’affaire est grave lorsqu’on sait que «Le gouvernement a procédé à plus de 1.000 nominations à des postes de hautes fonctions », signale-t-il tout en soulignant que «la demande de formation de cette commission est déjà établie, il suffit de l’adresser à la présidence de la première chambre avant de passer au vote à la plénière».
Si le parti dirigé par Hakim Benchamach compte sur ses 103 parlementaires pour atteindre le quorum (20% des élus, soit 79 soutiens) nécessaire au dépôt de la demande, il doit néanmoins espérer que la majorité des 395 élus à la Chambre des représentants votent en faveur de sa proposition. Dans ce sens des tractations devraient débuter avec d’autres composantes de l’opposition, notamment l’Istiqlal qui compte 44 élus. «Tous les parlementaires doivent s’inscrire dans cette démarche visant à préserver la crédibilité du système et instaurer une nouvelle vision plus méritocratique», assure M Chrourou.
Visé par l’initiative du PAM, le PJD qui dispose de la majorité ne semble nullement inquiet. «Après chaque nomination, le PJD se retrouve en ligne de mire et est toujours critiqué. Pourtant, le parti compte moins de 10 hauts responsables sur les 700 dernièrement nommés», annonce Abdellah Bouanou, président du groupe islamiste à la première chambre. Pour lui, «les résultats de cette enquête pourraient s’avérer négatifs pour le PAM, car un certain nombre de hauts responsables nommés ces dernières années sont issus de cette formation». Il souligne néanmoins que son parti n’adhérera pas à cette initiative que le PAM « doit lui-même mener ».

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