Hommage posthume à Soleimani à Kerman: L’US Army déclarée «terroriste» en Iran
Hommage posthume à Soleimani à Kerman: L’US Army déclarée «terroriste» en Iran

Un drame a eu lieu lors de l’ultime hommage de l’Iran au général Soleimani. Les autorités iraniennes ont confirmé qu’au moins 32 personnes étaient décédées après une bousculade à Kerman, dans le sud-est du pays, où les funérailles du militaire ont lieu ce mardi.

«Malheureusement […], 32 de nos compatriotes ont perdu la vie à ce stade sur le chemin» qu’a emprunté le cercueil de Soleimani, a déclaré sur la télévision d’État Pir Hossein Koulivand, chef du service national des urgences iraniens.

Après deux hommages populaires importants dimanche et lundi, les Iraniens ont afflué ce mardi matin dans la ville de Kerman.
Le cercueil du général Soleimani, ainsi que ceux de ses compagnons d’armes, ont transité par plusieurs villes, dont la capitale, Téhéran.
Le processus d’«expulsion des Etats Unis de la région a commencé», a lancé à la foule de Kerman le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la révolution, lors de la cérémonie.

«Notre volonté est ferme. Nous disons également à nos ennemis que nous allons nous venger, et que s’ils (frappent de nouveau) nous mettrons le feu à ce qu’ils adorent», a-t-il dit sur un ton énigmatique.
«Eux-mêmes savent bien de quels lieux je parle.» «L’ennemi l’a tué d’une manière injuste», a ajouté l’officier devant les cercueils de Soleimani et Pourjafari exposés sur la place parmi des gerbes de fleurs.

Selon la radio d’État, Soleimani doit être enterré à Kerman, sa ville natale, entre 14 heures et 16 heures, heure locale.
«Le martyr Qassem Soleimani est plus puissant et vivant maintenant qu’il est mort», et «plus dangereux pour l’ennemi», a assuré le chef des Gardiens devant les cercueils de l’officier et de son bras droit, le général de brigade Hossein Pourjafari, exposés parmi des gerbes de fleurs sur la place Azadi («Liberté» en persan) de Kerman.

Élevé à titre posthume au grade de général de corps d’armée, inusité depuis des années en Iran, l’officier est largement considéré dans son pays comme un héros pour le combat qu’il a mené contre les terroristes de Daech en Irak et en Syrie, sans oublier le Liban.
Cela a permis, aux yeux des Iraniens, à leur nation multiethnique d’éviter la désintégration qu’ont connue à ses portes l’Irak, la Syrie ou l’Afghanistan.

Depuis l’assassinat de Soleimani, tué par une frappe aérienne devant l’aéroport de Bagdad, le monde entier redoute une nouvelle déflagration majeure au Moyen-Orient. Alors que les principaux dirigeants civils, religieux et militaires iraniens se relaient pour annoncer une vengeance terrible, les appels à la «désescalade» se multiplient de par le monde.

Mais la dernière annonce de l’Iran ne va pas en ce sens. Les autorités ont fait passer en urgence une loi classant les forces américaines comme «terroristes».
C’est l’une des premières conséquences de l’attaque américaine ayant causé la mort du général Soleimani, vendredi dernier.
Une loi existait déjà, classant comme «terroristes» les forces américaines déployées de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale en passant par le Moyen-Orient.
Le nouveau texte étend cette dénomination au Pentagone, à toutes les forces américaines et à toute personne impliquée dans la mort de Soleimani.

La portée de cet amendement apparaît d’abord symbolique. Le texte de loi amendé mardi avait été adopté initialement en avril 2019. Il déclare notamment que l’Iran «considère le régime des États-Unis comme un État parrain du terrorisme».
Il avait été présenté à l’époque comme une «mesure de réciprocité» après que Washington eut décidé de classer les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, sur la liste américaine des «organisations terroristes étrangères».

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