Incendie du tanker iranien: Une catastrophe écologique en perspective

Incendie du tanker iranien: Une catastrophe écologique en perspective

 

En mer de Chine orientale, près des côtes japonaises, le pétrolier iranien Sanchi, qui a sombré le weekend dernier après avoir en été en proie à un terrible incendie, continue de déverser sa cargaison. Une gigantesque marée noire, grande comme Paris, est en train de se former. Sur place, des équipes tentent de contenir l’ampleur de la catastrophe.

Vue du ciel, c’est une nappe gigantesque qui s’étend à la surface de l’eau. Au total, selon l’administration chinoise des océans, elle mesurerait plus de 100 km2.

Le pétrolier iranien qui a sombré dimanche dernier transportait 136 000 tonnes d’hydrocarbures légers, et presque la totalité de sa cargaison se serait échappée.

Selon certains experts, les risques environnementaux sont moins graves que pour du pétrole lourd. Mais la situation pourrait s’aggraver si les 1 000 tonnes de mazout, qui alimentaient les machines du pétrolier, venaient à être à leur tour libérées. C’est la priorité des autorités maritimes chinoises. Elles vont déployer des robots sous-marins pour explorer les eaux de l’épave.

A la surface, des navires chinois, coréens et japonais tentent de nettoyer les fuites d’hydrocarbures. Mais un responsable des autorités maritimes de Shanghai a reconnu que la tâche était très difficile.

A cette catastrophe écologique s’ajoute un drame humain : sur les 32 membres d’équipage du navire, seuls trois corps sans vie ont été récupérés. Il n’y a aucun espoir de trouver des survivants et les opérations de recherche ont été interrompues.

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