Insécurité : sévir sans fléchir !

Insécurité : sévir sans fléchir !
Il ne faut pas se leurrer. La stabilité du pays ne se mesure pas uniquement à l’aune d’un système politique consensuel, d’une économie résiliente et d’une veille antiterroriste payante. Elle se mesure aussi à l’échelle du degré de quiétude de la population. Une quiétude qui ne saurait être sans une lutte sans relâche contre les dérives criminelles qui prennent désormais la forme d’assauts qui n’ont rien à envier aux expéditions punitives des Ninjas. Sauf que la caméra ne tourne pas, comme dans les studios hollywoodiens, si ‘on excepte les rares vidéos qui transitent sur le web captées par cellulaires. L’affaire est suffisamment grave pour le crier haut et fort : il faut sévir sans fléchir ! C’est à ce prix là que la confiance des citoyens pourrait être renouvelée en ses services en charge de lui garantir intégrité physique et confort psychologique. Car nombreux sont les médecins urgentistes qui n’en reviennent pas des dégâts occasionnés par les armes blanches aux victimes qu’ils réceptionnent dans un état critique. Et le drame c’est que les résultats de cette nouvelle « guerre » qui ne dit pas son nom sont incalculables ! Les femmes pour lesquelles tout un arsenal législatif a été mobilisé pour leur garantir la liberté pour laquelle elles ont milité sans discontinuer cultivent une réelle phobie à sortir dans les principales villes du pays de peur d’être agressées. Les hommes ne sont pas en reste puisqu’ils hésitent à se hasarder, surtout à la nuit tombée, dans les artères de toute cité de peur de tomber entre les griffes de quelques malfrats prédisposés à faire couler le sang pour un billet de banque, un GSM… Voire un véhicule ! Même les businessman, locaux comme étrangers, ont peur de se retrouver entre les mains de quelques bandes de malfrats chargées de les détrousser.
La peur a tendance à s’incruster dans le pays. Malgré les efforts déployés par les forces de sécurité qui manquent cruellement de moyens humains et matériels. Et pour en être convaincu, il suffit de lorgner les chiffres tout ce qu’il y a d’officiel communiqués quant à la montée en puissance de la délinquance : Pour le seul mois de juillet dernier, pas moins de 42.806 individus soupçonnés d’actes criminels ont été arrêtés. Les statistiques de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) détaillent davantage ces chiffres pour leur donner un sens : les deux tiers des prévenus ont été pris la main dans le sac !
Les hommes et les femmes d’El Hammouchi méritent, cela va sans dire, tout le respect qu’ils méritent au regard des multiples défis sécuritaires auxquels ils sont confrontés. Ils ont raison de rendre compte de leurs actions pour tenter un tant soi peu de dissiper le sentiment d’insécurité qui obnubile les esprits. Mais nul n’est dupe. L’efficacité dans tout quadrillage d’un phénomène qui prend de l’ampleur repose sur les hommes déployés et/ou dé-ployables et sur les moyens mis en branle pour leur venir en soutien. On ne fera pas la leçon à nos vénérables représentants de l’ordre si on leur dit qu’en Inde, par exemple, la criminalité a baissé d’un tiers rien que par l’installation d’un dense réseau de caméras qui agissent comme armes de dissuasion massive. Le partenariat avec New Delhi pourrait englober, entre autres domaines, celui de la sécurité… De quoi éviter au Royaume de sombrer dans une « mexicasition » rampante où drogues et violence représentent le pire des cocktails mortels.

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