Instabilité politique en RDC: Assassinats à Beni…

Instabilité politique en RDC Assassinats à Beni…
Instabilité politique en RDC Assassinats à Beni…


La ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo a subi dans la nuit de samedi à dimanche une attaque meurtrière attribuée aux rebelles ougandais ADF. Il y aurait au moins cinq morts.
Après deux semaines d’accalmie, la ville située dans le Nord-Kivu est à nouveau endeuillée après l’irruption d’hommes armés, présumés ADF, dans le quartier de Masiani. Cinq personnes ont été tuées par balles, dont un militaire et quatre civils, alors que le sort de trois autres est toujours inconnu.


Cette nouvelle attaque terrorise une nouvelle fois la population, alors que le pays a rendez-vous, dimanche prochain, avec des épreuves électorales capitales pour le processus de normalisation dans le pays.
Les ADF sont accusés d’être responsables de massacres des plusieurs centaines de civils dans l’est de la RDC depuis octobre 2014. Dans un récent rapport fruit d’une enquête menée entre janvier 2017 et octobre 2018, l’ONU rapporte des centaines de violations des droits humains dans cette province du nord-est et particulièrement dans les territoires de Masisi et Lubero. La multiplication des groupes armés et les conflits interethniques sont les principales sources d’instabilité, explique le document publié le 19 décembre.
Le directeur du bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC, Abdoulaziz Thioye, s’inquiète de la détérioration de la situation dans la province orientale du Nord-Kivu. « Plus du tiers des violations que nous avons documentées sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo l’ont été dans le Nord-Kivu. Nous y recensons notamment 9% des victimes d’exécution extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et 25% des victimes des violences sexuelles », explique le dirigeant.
Les rédacteurs du rapport se sont intéressés au territoire de Masisi et de Lubero « très illustratifs des relations complexes et changeantes entre les groupes armés », selon eux. « La situation est alarmante depuis de très nombreuses années » poursuit A. Thioye, et elle « favorise un environnement propice à la commission de violation et atteinte aux droits de l’homme dans la population civile, dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. A l’allure où vont les choses, on ne voit pas du tout la situation s’améliorer dans les mois et les semaines qui viennent. »

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