Intenses combats à Hodeida: Washington et Londres au secours de Riyad

Intenses combats à Hodeida Washington et Londres au secours de Riyad
Intenses combats à Hodeida Washington et Londres au secours de Riyad

Des combats particulièrement meurtriers font toujours rage dans la ville portuaire de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, au moment où Washington et Londres accentuent la pression sur l’Arabie saoudite pour que la coalition qu’elle commande dans ce pays cesse rapidement les hostilités. Malgré la pression militaire d’envergure exercée par la coalition arabe, terrestre et aérienne, force est de souligner que les rebelles Houthis opposent une farouche résistance à la progression des forces progouvernementales appuyées par l’Arabie saoudite, a admis une source militaire loyaliste. Une source de la coalition antirebelles reconnait que les Houthis avaient repoussé une offensive loyaliste en direction du port.

Hodeida, grande ville de la côte occidentale du Yémen sur la mer Rouge, revêt une importance stratégique car c’est le point d’entrée de plus des trois-quarts des importations et de l’aide humanitaire internationale dans le pays en guerre.

L’offensive des forces progouvernementales sur Hodeida avait été lancée en juin, mais elle s’est nettement intensifiée depuis le 1er novembre avec un bilan d’au moins 592 morts jusqu’ici (460 rebelles, 125 loyalistes et 7 civils), selon des sources militaires et des médecins. Bilan largement sous-estimé, assurent des sources indépendantes.

Devant l’enlisement de ce conflit, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et son homologue britannique Jeremy Hunt ont estimé que le temps de la négociation était venu. Lors d’un entretien dimanche avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, également ministre de la Défense, M. Pompeo a explicitement appelé à « la fin des hostilités » au Yémen, demandant que « toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit ».

L’administration américaine de Donald Trump, visiblement sous la pression du Congrès, a confirmé l’annonce samedi par Ryad que la coalition dirigée par Riyad peut désormais se passer des ravitaillement en vol de ses chasseurs-bombardiers servie assuré jusqu’alors par les Américains.

De son côté, Jeremy Hunt a évoqué le coût humain « incalculable » du conflit yéménite, estimant que sa résolution passe par une solution « politique ».

Le ministre britannique, reçu au plus haut niveau lundi en Arabie saoudite, est favorable à une « nouvelle action » au Conseil de sécurité pour soutenir les efforts du médiateur de l’ONU au Yémen Martin Griffiths qui tente d’organiser un round de négociations « d’ici la fin de l’année ».  Le Yémen est le théâtre de la pire crise humanitaire au monde, rappelle régulièrement l’ONU, qui précise que 14 millions de civils sont en situation de pré-famine.

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