ISRO rêve d’alunissage : L’Inde cible le pôle sud de la Lune
ISRO rêve d’alunissage : L’Inde cible le pôle sud de la Lune

Après le succès de l’alunissage de la Chine sur la face cachée de la Lune, une première mondiale, l’Inde aussi entend réaliser une première en faisant atterrir un rover au pôle sud de la Lune. et son L’agence spatiale indienne (Isro) qui pilote le projet « Chandrayaan-2 », mission qui comprend aussi un orbiteur, a été reportée au mois de septembre. Il s’agit de la deuxième mission indienne à destination de la Lune après l’orbiteur Chandrayaan-1, d’octobre 2008 à août 2009.

La mission indienne bénéficiera d’une attention particulière vu que c’est le pôle Sud lunaire qui représente la région privilégiée pour une future mission habitée et l’installation d’une base lunaire. A l’exception des fonds des cratères situés près des pôles qui restent dans la nuit perpétuelle, la zone choisie abrite, en effet, un grand nombre de sites ensoleillés en permanence, alors qu’ailleurs sur la Lune la nuit et le jour durent 14 jours.  Dans les zones qui ne sont pas éclairés par le soleil, la température y est extrêmement basse, jusqu’à -238°C. À cause de cette très basse température, de la glace pourrait être piégée au fond de ces cratères polaires.

Isro, agence spatiale indienne, compte donner plus de détail sur les objectifs assignés à cette mission en juin. La quête de l’eau en sera l’un des principaux. Cette recherche va occuper l’essentiel du temps de l’orbiteur de la mission. L’atmosphère de la Lune est aussi un objectif de Chandrayaan-2. Elle sera étudiée depuis l’orbite mais également depuis le sol. Le but est de mieux comprendre son fonctionnement et faire un inventaire aussi précis que possible des gaz rares et ceux à l’état de trace comme l’argon, le néon et l’hélium par exemple.

Au sol, l’atterrisseur utilisera un sismomètre pour enregistrer les tremblements de terre à proximité du site d’atterrissage. Une sonde thermique effectuera les toutes premières mesures du profil de température et de conductivité thermique vertical dans le sol lunaire, jusqu’à une profondeur de 100 millimètres. Quant au rover, il réalisera la mesure des éléments constitutifs de la surface à différents endroits. Une mesure qui pourrait jeter une autre lumière sur les différents modèles théoriques de l’origine de la Lune.

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