Le feuilleton « Benky family » : Une « tria » au Parlement…

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Les Marocains sont habitués à entendre Abdelilah Benkirane dire la chose et faire son contraire. Une ambivalence qui tue de la part d’un politicien qui appelle à la promotion de la vertu et la lutte contre le népotisme, la prévarication et, bien sûr, « le tahakoum » ! Pour vous situer un peu, on rappellera que la fille de Benkirane, diplômée au chômage, a fini par atterrir fonctionnaire au sein même de la primature, là où officie le père. Pour légitimer un tel parachutage, le patron du PJD s’est démené pour faire avaler la pilule à l’opinion nationale qui suit de près les péripéties des diplômés au chômage dont le tabassage avait occupé les scènes r’baties et bien au-delà. Le très démocrate chef du gouvernement brandit le sésame du concours passé avec succès par sa fille (qui avait vécu le calvaire du chômage comme des milliers d’autres marocaines et marocains) pour mériter la fonction qu’elle occupe. Et de jurer par le tout puissant qu’il n’était pas intervenu pour faire profiter sa fille de la position qu’il squatte depuis les législatives de 2011. Faut-il le croire sur parole, lui qui n’avait pas hésité à souligner, alors que le débat battait son plain sur l’histoire de l’égalité homme-femme, les intimes convictions qu’il nourrit à l’endroit du Deuxième sexe : en chosifiant les femmes en « tria » capables d’égayer, tels des lustres flamboyants, le foyer familial ? Cela ne vaut que pour les autres, tous les autres. Quant à sa respectueuse propre fille, fruit de sa semonce et de la mauvaise habitude qui colle au train de Benkirane (il affectionne particulièrement les coussins sur lesquels il s’affale), elle mérite mieux et plus que le sobriquet de candélabre. Occuper une respectable fonction en dehors du foyer familial où elle aurait pu, selon la logique de son père, servir de lampe pour éclairer la maison familiale. Sans pour autant porter un quelconque ombrage à la véritable « tria » de Benkirane qui répond au nom de Latifa. Pour la pupille de ses yeux, lui qui ne s’est pas interdit d’exprimer, son attirance pour une présentatrice sous les yeux écarquillés de sa dulcinée, il a décidé, en cet été 2016, de la recycler, elle aussi, en politique. La preuve, elle fait désormais partie de la liste des femmes que le parti islamiste a réussi à concocter pour les législatives. Autant dire que le virus de la politique particulièrement résistant dans le foyer Benkirane a fait des ravages. Les Marocains n’auront plus affaire au seul Benkirane et à son discours vaseux sur les crocodiles depuis que le démon politique habite la famille. Ils auront aussi le loisir d’admirer la députée Benkirane dans ses hauts faits si jamais elle réussit à franchir les courants traitres du Bouregreg politique. Quelle image devrait-on se construire en imaginant Benkirane sur une felouque où sa douce moitié trône en bonne place qui tangue dans les eaux de l’embouchure du Bouregreg. Surtout lorsqu’on sait que le vaisseau amiral de l’Exécutif s’est particulièrement illustré par le bricolage du barreur en chef. Dans les coulisses de la politique marocaine, il faut croire que les errements coulent de source. Qui osera dès lors parler d’un quelconque naufrage depuis que les affaires des couples PJD défrayent la chronique ?

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