Kerry et Lavrov au chevet de la Syrie à Vienne

Kerry et Lavrov au chevet de la Syrie à Vienne
Alors que les combats font encore rage sur plusieurs fronts, notamment à Deir Ezzor, la machine diplomatique tente d’être relancée pour dégager une issue à un conflit des plus ravageurs que le Proche-Orient aie connue au cours de ces dernières années. Mardi, à Vienne, John Kerry réunit le Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Turquie, Iran, Chine et pays de la Ligue arabe et de l’Union européenne, tout ce beau monde se retrouve dans une énième tentative visant à juguler la spirale barbare qui s’est emparée de la Syrie. Au cours des dernières heures, plus de 300 personnes ont été tuées, signale-t-on. Crée à l’automne 2015, le groupe de soutien à la Syrie qui compte dix-sept pays et trois organisations internationales.cible, pour l’heure, la consolidation d’un cessez-le-feu des plus précaires. Les dix-sept tenteront aussi de faire en sorte qu’il y ait un accès humanitaire dans tout le pays et que soit accélérée la transition politique entre le régime de Damas et les groupes de « l’opposition modérée ». Un dossier des plus épineux si l’on considère qu’entre Moscou et Washington, véritables acteurs dans la gestion de la crise, les paradigmes ne sont pas les mêmes. Moscou taxant « Al-Nosra » et « Ahrar Al-Cham » de groupes terroristes à inscrire dans la liste des organisations bannies par l’ONU, alors que Washington persiste à ne voir en ces groupes que l’expression d’une opposition modérée. Même s’il est avéré que la nébuleuse « Al Nosra » est la filiale d’Al-Qaida en Syrie. Plus, des révélations avaient fait état, récemment, d’une aide inestimable apportée par Washinton aux rebelles syriens : 3.000 tonnes de matériel militaire !
On attend donc de la Russie et des Etats-Unis, maîtres du jeu, d’infléchir la position de leurs alliés respectifs. Moscou s’est engagé à faire pression sur Damas pour « limiter » ses campagnes tandisque Washington a promis, de son côté, d’ « augmenter le soutien à ses alliés régionaux pour les aider à empêcher la circulation des combattants, des armes ou des moyens de soutien financier vers les organisations terroristes à travers leurs frontières », résume une le 9 mai dernier une déclaration conjointe.

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