La colère gronde toujours en Irak: Déstabilisé, le gouvernement cherche à calmer la rue
La colère gronde toujours en Irak: Déstabilisé, le gouvernement cherche à calmer la rue

Voilà un mois que la révolte de la population irakienne se poursuit pour réclamer un changement de régime. La jeunesse, sous pression socio-économique, ne semble pas emballé par les « mesurettes » du Premier ministre.

Mardi, Adel Abdel-Mehdi l’a reconnu encore une fois en direct à la télévision irakienne: les revendications populaires sont légitimes.
Mais encore une fois, il ne propose aucune solution concrète.
Il faut dire que le Premier ministre irakien n’a pas vraiment de marge de manœuvre.
Face à lui, il y a les deux hommes forts de la scène politique: le populiste Moqtada al-Sadr et le chef du Hashd al-Shaabi, les milices populaires soutenues par l’Iran.

À eux deux, ils sont à la tête d’une centaine de députés à l’Assemblée nationale irakienne et réclament la chute du gouvernement pour apaiser les contestataires espérant sortir indemnes de cette tempête qui ne les épargne pas non plus.

En face, Adel Abdel-Mehdi n’entend nullement jeter l’éponge au motif que la vacance du pouvoir ne ferait qu’aggraver la crise. Le chef du gouvernement contesté opte pour une solution plus douce : « Que le Parlement me désigne un remplaçant et je remettrai les clés du pouvoir. La transition se fera en douceur. »

En attendant, la colère populaire ne faiblit pas. Il y a des appels à la grève générale et les accès au centre de Bagdad deviennent difficilement praticables.
Au cœur de Bagdad, la place Tahrir est aux mains des manifestants.
Cagoulés, ces derniers filtrent les accès vers ce lieu emblématique de la contestation.

Les autorités ont coupé le débit internet, en dépit des pertes colossales ainsi engendrées,  et déployé le corps d’élite, l’Isof, les forces antiterroristes (officiellement dénommées Iraqi special operations forces) reconnaissables à leurs véhicules blindés entièrement peints en noir.
Autrefois en première ligne contre le groupe État islamique, ils tiennent aujourd’hui certains grands axes de Bagdad.

Des échauffourées ont été signalées ce jeudi dans le centre névralgique de Bagdad lorsque les manifestants ont cherché à investir la fameuse « zone verte », la plus sécurisée du pays.
Des tirs ont été entendus et des gaz ont été utilisés contre les jeunes plus décidés que jamais à ne rien lâcher.

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