La contestation se poursuit dans le Rif: La liste des prévenus s’allonge…

La contestation se poursuit dans le Rif: La liste des prévenus s’allonge…

La contestation se poursuit dans le Rif et les marches de solidarité avec les revendications exprimées par la population de la province d’Al-Hoceima se perpétuent malgré la pression sécuritaire. Face à ce bouillonnement social qui n’est pas à circonscrire dans la seule région du Nord, les regards se portent aujourd’hui sur les efforts déployés aussi bien par le gouvernement que par la société civile… Le chef de gouvernement doit recevoir en ce début de semaine une délégation de la région du Nord, conduite par I. El Omari, leader du PAM, accompagné de représentants de plusieurs autres formations politiques. Plus, des informations vite démenties avaient circulé quant à l’implication directe du palais dans la gestion directe de ce bouillonnement social. Point d’audience royale aux représentants des formations politiques de la majorité et de l’opposition. Mais rien n’empêche de dire que l’opinion attend un signal fort qui ne saurait provenir que du Méchouar pour tenter d’apaiser la tension sociale qui perdure. D’autant plus que le train des arrestations ne s’est pas arrêté, comme le confirme l’arrestation, en ce lundi, de deux des principales figures du mouvement du « Hirak du Rif », Nabil Ahamjik et Silya Ziani, à Al Hoceima.
Les arrestations se poursuivent à Al Hoceima. Tandis que le leader du mouvement, Nasser Zefzafi, est placé en détention depuis le lundi 29 mai, les autorités suivent désormais de près certains partisans, parmi les plus chevronnés. Nos confrères de Telquel, indiquent à cet effet que deux figures de la contestation ont été arrêté ce lundi 5 juin à Al Hoceima. Il s’agit de Nabil Ahamjik, présenté comme l’un des principaux lieutenant de Zefzafi, et de Silya Ziani, activiste très engagée pour la cause du Hirak.
En parallèle, de sources judiciaires, on signale que vingt personnes parmi les individus présumés impliqués dans des crimes d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’autres actes punis par la loi, ont été présentées samedi par la Brigade nationale de la police judiciaire devant le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca. Un communiqué du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca indique qu’à la lumière des investigations menées, le Parquet général a demandé l’ouverture d’une enquête à l’encontre de ces personnes pour les présumés crimes d’incendie prémédité d’un véhicule, tentative d’homicide volontaire, atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, perception de sommes d’argent pour favoriser une activité et une propagande de nature à porter atteinte à l’unité du Royaume et sa souveraineté, à déstabiliser la loyauté des citoyens envers l’Etat marocain et les institutions du peuple marocain, offrir l’abri à une personne recherchée pour crime, incitations contre l’intégrité territoriale du Royaume et autres crimes punis par le Code pénal.
Après leur interrogatoire en première instance, le juge d’instruction a ordonné la mise en liberté provisoire d’un accusé qui sera soumis au contrôle judiciaire et la mise en détention préventive des autres à la prison locale de Casablanca, ajoute le communiqué.
La même source souligne que les enquêtes sont en cours avec le reste des suspects sous la supervision du Parquet général de Casablanca.
A rappeler aussi que le dossier d’instruction ouvert dans l’affaire de cinq personnes parmi celles arrêtées à Al-Hoceïma et placées en garde-à-vue pour leur implication présumée dans des crimes d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’autres actes punis par la loi a été transféré à la Cour d’appel de Casablanca sur décision de la Chambre criminelle près la Cour de cassation.
Les personnes concernées ont été transférées à la prison locale de Oukacha à Casablanca, souligne samedi un communiqué du procureur général du Roi près la Cour d’appel d’Al-Hoceïma.
Par ailleurs, le Parquet général d’Al-Hoceïma a indiqué avoir reçu, vendredi, une décision émanant de la Chambre criminelle près la Cour de cassation en vertu de laquelle l’affaire en cours d’instruction près cette juridiction a été retirée pour être soumise à la Cour d’appel de Casablanca, ajoutant que toute personne ou actes en relation avec cette affaire seront déférés devant la même juridiction.
La même source rappelle que la Brigade nationale de la Police judiciaire chargée d’enquêter sur cette affaire a présenté, vendredi 2 juin 2017, devant le Parquet général cinq parmi les personnes arrêtées qui ont été déférées devant le juge d’instruction près la Cour d’appel d’Al-Hoceïma, en vertu d’une requête d’enquête, qui avait ordonné leur détention préventive à la prison locale de la ville.
On souligne, par ailleurs, que les informations ayant circulé sur le recours à la torture contre les prévenus, comme l’ont signalé leurs avocats, ont été démenties par la justice. Ce qui ne réduit en rien les exigences de plusieurs organisations humaniatires, marocaines et internationales, d’élargir les prévenus. Une revendication qui fusent au niveau des diverses manifestations de soutien aux détenus du « Hirak ».

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