La diplomatie russe de retour au Proche-Orient: Le filon du conflit israélo-palestinien

La diplomatie russe de retour au Proche-Orient Le filon du conflit israélo-palestinien
La diplomatie russe de retour au Proche-Orient Le filon du conflit israélo-palestinien

Le ministre russe des Affaires étrangères a appelé à revenir aux formats collectifs pour régler le conflit déchirant la Palestine et Israël, en constatant qu’il serait impossible d’enregistrer «un accord sans les États-Unis», mais en soulignant en même temps que seul, Washington ne pourrait pas «non plus conclure d’accord».

Sergeï Lavrov estime que dans le règlement palestino-israélien, il est indispensable d’œuvrer ensemble. «En politique, les États-Unis souhaitent depuis longtemps présenter le résultat de leur mission de médiation personnelle à la communauté internationale comme une sorte de marché du siècle. Mais pour le moment, personne n’a vu ce marché», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec son homologue palestinien, Riyad Al-Maliki.
En ce qui concerne le règlement du conflit au Proche-Orient, Washington a durant longtemps défendu uniquement les intérêts d’Israël, a rappelé le chef de la diplomatie russe. «Il est évident qu’il sera impossible d’arriver à un accord sans les États-Unis, mais seuls, ceux-ci ne pourront pas non plus conclure d’accord, a-t-il souligné. Cela étant, il faut revenir aux formats collectifs — au Quartet de médiateurs internationaux composé de la Russie, des États-Unis, de l’Onu et de l’Union européenne — en coordination étroite avec la Ligue arabe.»
Rappelant «les relations spéciales» de la Russie non seulement avec la Palestine, mais également avec Israël, S. Lavrov a indiqué que Moscou voulait aider à enregistrer une entente stable «capable de garantir les intérêts légitimes d’Israël dans le domaine de la sécurité », notant que « les problèmes de cette région, comme d’ailleurs de toute autre, doivent être résolus non sur la base d’ultimatums, exigences ou diktat, mais par le biais du dialogue uniquement. Il faut passer à la table des négociations et s’entendre».
Il a également attiré l’attention sur les tentatives de Washington de torpiller les fondations juridiques internationales du règlement palestino-israélien jetées par les décisions contraignantes des Nations unies. «Nous voyons avec quelle légèreté les États-Unis se débarrassent d’autres ententes juridiques internationales, telles que le Plan global d’action conjoint sur le nucléaire iranien approuvé par le Conseil de sécurité de l’Onu ou le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Tenter de remplacer le droit international par des règles que les pays occidentaux inventent eux-mêmes et essaient de les imposer aux autres est une tendance très dangereuse», a-t-il précisé.
Quelques jours plutôt, Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis à l’Onu, avait déclaré que l’administration américaine avait élaboré un plan qui sera «différent des précédents» en vue de régler le conflit palestino-israélien sans pour autant citer quelque détail que ce soit. Vladimir Safronkov, vice-ambassadeur de la Russie aux Nations unies, a fait remarquer pour sa part que les problèmes palestino-israéliens pouvaient être résolus sur les bases formulées dans le rapport du Quartet pour le Moyen-Orient des médiateurs internationaux.
Les Palestiniens avaient refusé la médiation des États-Unis dès la fin de l’année dernière, indignés par la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

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