La majorité bat de l’aile: L’article 9 de la discorde…
La majorité bat de l’aile: L’article 9 de la discorde…

Le Chef du gouvernement qui tente de passer entre les gouttes pour boucler sans grands dégâts le temps que dure son mandat finissant n’a que les yeux pour pleurer! Tellement l’état de la coalition rapiécée dont il loue les vertus craquèle de toutes ses jointures.

Au moment où les toges noires assiègent le parlement pour dénoncer la violation pure et simple de la Constitution par la validation de l’article 9 du projet de budget, Saad Eddine El Othmani était attendu à la chambre des conseillers pour la session mensuelle des questions liées à la politique générale du gouvernement.
Réussira-t-il à convaincre les uns et les autres sur les bien fondés de la politique menée aujourd’hui par l’Exécutif ? Rien n’est moins sûr. Car jamais un Exécutif ne s’est révélé aussi friable que celui qu’il chapeaute…

La preuve d’une telle bérézina est liée au processus qui a accompagné l’examen du projet de budget par les élus. Et si l’article 9, déjà recalé dans un passé pas si lointain que cela, a réussi un passage en force, nul n’oubliera la majorité qui l’a examiné en rangs… dispersés !

Le groupe parlementaire du RNI, celui dont se réclame Mohamed Benchaaboune, Argentier du pays, a avalé de travers le positionnement, lundi soir, de ses alliés « objectifs » vis-à-vis de l’article 9. Lors de l’adoption de cette disposition au sein de la Commission des finances, le PJD a opté pour l’abstention tandis que l’USFP a choisi, elle, de voter contre. Jamais la majorité ne s’était présentée aussi divisée autour d’une disposition qui a eu le malheur de cristalliser autour d’elle nombre de critiques.

Mohamed Bakkoury envisage d’interpeller, une fois de plus, le chef du gouvernement pour qu’il encadre mieux ses conseillers. Une preuve de manque de discipline que la réaction du président de la Commission des finances de la Chambre des représentants, le PJDiste Abdallah Bouanou, plus entreprenant pour dégager un consensus autour de la rédaction de l’article 9, ne suffira pas à gommer. À la Chambre des conseillers, le PJD était en rupture avec ce consensus.

Dans les rangs de l’opposition, on se frotte les mains à l’idée de voir les formations de la majorité s’entredéchirer de la sorte.
Le PAM a volé dans les plumes de l’Exécutif auquel il reproche d’être sourd et aveugle face aux doléances du peuple. Alors que les Istiqlaliens choisissent opportunément ce moment pour porter l’estocade à des formations rivales plus enclines à préparer les prochaines élections qu’à tenter de régler un tant soit peu les problèmes socio-économiques qui taraudent le pays.

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