La NASA veut décrocher la Lune: Petite station, grands desseins

La NASA veut décrocher la Lune: Petite station, grands desseins
La NASA veut décrocher la Lune: Petite station, grands desseins

50 ans après Apollo, la Nasa se prépare à retourner sur la Lune, pour y rester cette-fois-ci, et en associant partenaires internationaux et commerciaux. Pour soutenir l’exploration robotique et humaine de la Lune, elle prépare une petite station lunaire qui servira également de tremplin pour voyager vers Mars et des astéroïdes proches de la Terre. Cet avant-poste sera réalisé avec les partenaires de l’actuelle Station spatiale internationale.

La future petite station spatiale lunaire prend forme. Ce Gateway, que l’on peut traduire par passerelle ou avant-poste (terme que nous avons choisi), dont le début de la construction est prévu avant 2025, est un avant-poste qui servira de base au soutien des robots et des astronautes explorant la surface lunaire, et de tremplin vers d’autres destinations.

Il y a quelques jours le Comité de coordination multilatérale qui supervise la gestion de cette station spatiale a approuvé la poursuite de son développement et figé son architecture ainsi que le nombre et le type de module qui le composera.

Cette station sera donc composée d’un module de propulsion et de production d’énergie (PPE, Power Propulsion Element) qui sera fourni par la Nasa. Ce sera le premier élément de cette station à être lancé avec un lanceur privé. Son lancement est prévu durant la seconde moitié de 2022 et est confirmé dans la proposition de budget de la Nasa pour 2020. Elle comptera aussi deux modules d’utilisation dont l’un sera réalisé par la Nasa et l’autre par l’ESA (Esprit), et deux modules d’habitation (d’un volume global de 125 m3, à comparer avec le volume habitable de 388 m3 de la Station spatiale internationale). La Nasa en réalisera un et l’ESA, le module International Habitation Module. Cette station comprendra également un sas permettant les activités extravéhiculaires et l’amarrage d’engins visiteurs, un module logistique multi-usage que réalisera Roscosmos, et le système robotisé intelligent Canadarm3 que fournira le Canada (Lire notre article ci-dessous). Quant à la Jaxa (la Japan Aerospace Exploration Agency), elle fournira le module de ravitaillement.

Cette station pourra accueillir un maximum de quatre astronautes, pour des séjours d’une durée d’un à trois mois. Du fait du coût élevé de sa desserte, elle n’a pas vocation à être habitée en permanence. Cependant, pour amortir l’investissement, la Nasa n’exclut pas l’occupation de cette station par des équipages étrangers ou commerciaux. Les rotations d’équipages seront réalisées par le véhicule Orion de la Nasa, dont le premier vol d’essai est prévu dès le début des années 2020. La plupart des éléments seront lancés par le lanceur SLS (Space Launch System) de la Nasa et des lancements commerciaux sont également prévus, notamment des cargos pour des services logistiques (nourriture, eau, pièces, etc.).

Cet avant-poste sera installé sur une orbite NRHO (Near Rectilinear Halo Orbit) dans le système Terre-Lune, ni circulaire ni elliptique, et liée aux points de Lagrange L1 et L2. Sur cette orbite, les distances minimale et maximale de la Gateway, par rapport à la Lune, seront respectivement de 1.500 km et de 70.000 km (pour mémoire, la distance moyenne entre la Terre et la Lune est de 384.000 km). La période de rotation sera de six jours, à l’extérieur de la zone d’ombre lunaire, ce qui permet des communications ininterrompues avec la Terre.

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