La santé, toujours enfiévrée, se drape de noir Des grèves programmées en aout… 
La santé, toujours enfiévrée, se drape de noir Des grèves programmées en aout… 

Les blouses blanches broient du noir. Et comptent troquer la couleur traditionnelle pour porter le noir, « signe de deuil ». C’est ce que le syndicat de la santé du secteur public a décidé en annonçant des grèves en plein mois d’août.

Pour le SIMSP, rien n’a été fait qui puisse atténuer la tension qui sévit dans le secteur de la santé.
C’est pourquoi il annonce deux nouvelles grèves de 48h, les 15 et 16 août et les 22 et 23 août, ainsi qu’une grève de 24h le 19 août, dans tous les établissements de santé publics, excepté dans les services de réanimation et d’urgence dont le personnel sera bardé de brassards noirs.

Une semaine de colère sera décrétée du 22 au 23 juillet, durant laquelle les médecins arrêteront toutes les consultations médicales dans les centres de diagnostic, et n’attribueront aucune attestation à l’exception de celles de naissance ou de décès. Ils vont aussi boycotter les campagnes chirurgicales aléatoires, et présenter de nouvelles listes de démissions collectives.

Le syndicat signale aussi que les médecins persisteront à boycotter la campagne médicale scolaire, faute de « normes médicales et administratives minimales », ainsi que les prestations administratives, notamment les rapports  périodiques, les statistiques (excepté les maladies à déclaration obligatoire), les réunions et les formations.
Le cahier revendicatif présenté par le Syndicat englobe plusieurs points qui versent, tous, dans l’amélioration des conditions de travail du personnel du secteur de la santé publique et la promotion des services de soins fournis aux citoyens.
Cahier revendicatif qui, valeur aujourd’hui, ne semble pas avoir trouvé de répondant auprès du gouvernement et ce malgré le bouillonnement qui a agité le secteur au cours de ces derniers mois.

Le SIMSP, rappelle-t-on, rejette la dernière décision du ministère, relative aux concours de résidanat et de recrutement de professeurs d’enseignement supérieur assistants.
Les médecins généralistes du public ont de nouveau besoin de l’approbation du ministère pour passer ces examens.

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