La tension persiste en Irak: Des morts et des blessés à Bassora
La tension persiste en Irak: Des morts et des blessés à Bassora

Braqués contre le pouvoir, les manifestants veulent en découdre, pacifiquement, avec les symboles d’un système politique confessionnel qui recycle la corruption. Dans plusieurs villes, la colère sourd encore et c’est à Bassora que mort d’hommes il y a eu dans la nuit de jeudi à vendredi. Pourtant, assure l’Etat, ordre a été donné aux forces de l’ordre de ne pas recourir aux armes létales.

La tension monte crescendo en Irak. A Bagdad, on suppute déjà la démission de l’actuel Exécutif qui sera chargé de gérer les affaires courantes en attendant la composition d’un nouveau cabinet, plus consensuel et plus « propre » selon les manifestants.

En attendant, à Bassora, métropole irakienne, la mort de trois manifestants relance le débat sur la gestion purement sécuritaire de l’actuel équipe au pouvoir.
Replongeant le pays dans la suspicion de voir des « mains étrangères » alimenter partout la tension, quitte à « tuer » les jeunes manifestants.

À Kerbala, chaque soir, des affrontements éclatent entre forces de l’ordre et «contestataires».
La majorité des manifestants pacifiques redoutent de nouvelles violences ce vendredi 8 novembre, jour de grande prière, alors que la mobilisation contre le gouvernement ne faiblit pas.
Désormais, un important dispositif de sécurité est déployé dans cette ville sainte chiite.

Des barrages filtrants sont installés aux portes de Kerbala depuis hier, jeudi 7 novembre. L’objectif est d’empêcher les manifestants des localités voisines et même de Bagdad de converger vers cette ville, siège du clergé chiite irakien.

Il y a plus d’un mois, au début de ce mouvement de contestation, les hommes en turban noir ont donné raison au peuple et ont jugé ses revendications légitimes.
Les Irakiens exigent notamment le départ du gouvernement et la dissolution du Parlement. Ils estiment que leur classe dirigeante est corrompue, inféodée aux puissances étrangères comme l’Iran et les États-Unis et n’est donc plus digne de rester au pouvoir.

Tous les jours à Kerbala, les manifestations se déroulent sans accrocs. Mais la tombée de la nuit amène avec elle son lot de violences. Les manifestants dénoncent l’ignorance d’une minorité d’entre eux, des fauteurs de troubles persuadés que le mouvement pacifique n’aura aucun résultat.
Ils accusent également les partis politiques qui s’accrochent au pouvoir de vouloir discréditer leur mouvement en faisant appel à des casseurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.