L’Algérie à l’heure des interpellations: Le système mis à nu ?
L’Algérie à l’heure des interpellations: Le système mis à nu ?

A l’heure où l’interpellation de l’ex patron de la Sonatrach, A.Ould Kaddour, est dans toutes les bouches, c’est l’affaire de l’ex-ministre de l’Energie et protégé de Abdelaziz Bouteflika, qui défraye la chronique.

Ainsi, aux dernières nouvelles, Chakib Khelil aurait quitté les États-Unis il y’a quelques jours, vers un pays du Moyen-Orient qui serait très probablement, le Liban.
Il tente d’échapper à la justice algérienne en choisissant le sol libanais, sachant qu’aucune convention d’extradition n’a été signée entre l’Algérie et ce pays, dans le cadre des enquêtes judiciaires qui touchent des individus en fuite.

C. Khelil, un des protégés de l’ancien Président déchu, pourrait ainsi tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt international s’il ne répond pas aux convocations de la justice au bout de la troisième procédure.

Rappelons qu’un premier mandat d’arrêt international a été lancé au mois d’août 2013 à son encontre et neuf autres mis en cause dans l’affaire de corruption dans le seul dossier de Sonatrach-II.
Sa femme, ses deux enfants, Farid Bedjaoui, Réda Hemche et trois intermédiaires, un ancien responsable la SPC, filiale de la Sonatrach basée à Londres, étaient tous concernés.
L’ex patron de la puissante Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, limogé en avril dernier, a été mis aux arrêts à Tlemcen.
Apparemment les très bonnes relations qu’il entretenait avec les Américains ne l’ont pas protégé.
Y compris en 2017, lorsqu’il fut déjà jugé, sous ordre de l’ex-Patron du DRS, le général Toufik, pour « divulgation d’un document classé secret-défense ».
Ould Kaddour avait écopé de trente mois de prison ferme.

Valeur aujourd’hui, pas moins de 400 hauts responsables de l’ère Bouteflika sont soumis à la pression de la justice algérienne.
Personne aujourd’hui ne semble à l’abri de possibles poursuites.
Pour rappel, le juge d’instruction près la Cour suprême a ordonné, jeudi, le placement de l’ancien ministre des Travaux publics et du Commerce, Amara Benyounès, en détention provisoire à la prison d’El Harrach à Alger. Et ordonné, dimanche, la mise sous contrôle judiciaire de l’ancien ministre des Transports, Amar Tou, après son audition dans le cadre d’une enquête liée à des affaires de corruption.
Karim Djoudi, ex-ministre des Finances, a aussi été entendu par la Cour suprême dans l’enquête menée depuis plusieurs semaines sur des faits de dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d’indus privilèges. Et ils ont été tous les deux placés sous contrôle judiciaire.

La semaine dernière, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, deux anciens Premiers ministres, ont été placés sous mandat de dépôt et emmenés à la prison de El Harrach.
La justice algérienne a confisqué le passeport du général à la retraite Abdelghani Hamel et a émis contre lui une mesure préventive d’interdiction de quitter le territoire national. L’ancien patron de la DGSN avait comparu en qualité de témoin devant le juge d’instruction du tribunal civil de Blida dans l’affaire de l’ex-Directeur de la sûreté de wilaya d’Alger, Noureddine Berrachedi.

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