L’Algérie reporte la présidentielle: L’heure est au flou…
L’Algérie reporte la présidentielle: L’heure est au flou…

Une fois de plus, la rue a eu raison des atermoiements du système algérien. En effet, la présidentielle a été reportée sine die. Mais le système s’accroche toujours à une gestion légaliste de la transition.
Ce qui explique que les manifestants se braquent aussi contre le vice-ministre de la Défense.
Décrié, Ahmed Gaid Salah rejoint la case des « tous pourris ».

Le Conseil constitutionnel en Algérie a jugé la présidentielle « impossible » à organiser, après le rejet des deux seules candidatures à ce scrutin prévu le 4 juillet, a annoncé hier dimanche la télévision nationale.
Ce scrutin était censé permettre l’élection d’un successeur au président Bouteflika débarqué le 2 avril sous la pression de la rue et l’assentiment de l’armée.

Le Conseil a précisé qu’il revenait au chef de l’Etat par intérim de « convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu’à l’élection du président de la République et la prestation de serment ».
Considérant que « dès lors que la Constitution prévoit que la mission essentielle dévolue à celui investi de la charge de chef de l’Etat est d’organiser la présidentielle, il y a lieu de réunir les conditions adéquates pour l’organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité », selon le texte.
Or pareil scénario n’est pas formellement prévu par la Constitution, au moment où le mandat du président par intérim s’achève en juillet.

Ainsi donc s’ouvre une nouvelle période de flottement pour l’Algérie.
Un flottement marqué d’une part, par la recrudescence de la lutte des clans qui composent le système et de l’autre, par la surenchère des exigences des manifestants qui écument les rues, chaque vendredi, depuis le 22 février dernier.
Ces derniers réclament un changement du « système » politique en Algérie alors que l’armée s’évertue à vouloir assurer une transition légaliste sans répondre aux desiderata du peuple qui aspire à l’avènement de la 2ème République.

Le blocage est donc là. Au grand dam du chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah qui répétait depuis des semaines qu’il fallait suivre la solution constitutionnelle.
La principale question qu’il faudra trancher est celle de la transition et de son organisation. Les choix qui seront faits par les autorités et par l’armée montreront dans quelle mesure elles acceptent ou non de satisfaire les revendications de la rue.

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