Laminé le 7 octobre : S. Mezouar jette l’éponge… Pour de bon ?

Laminé le 7 octobre : S. Mezouar jette l’éponge… Pour de bon ?
Faute de ne pas pouvoir « sauver les meubles » par rapport à ce qui était attendu, le président du RNI Salahddine Mezouar a présenté sa démission. Une décision qui met le parti de la colombe dans une situation difficile à l’heure où les négociations informelles sont en cours pour la formation d’une majorité gouvernementale. Une démission qui ne peut être actée qu’avec la tenue d’un congrès national (extra) ordinaire, mais qui affaiblit le parti.
Venu à la tête du RNI suite au « limogeage » de Mustapha Mansouri et sa prise en main du parti, le 23 janvier 2010, Salaheddine Mezouar a décidé de quitter le navire juste avant la fin de son mandat. Cette révélation a été faite lors d’une réunion du Bureau politique tenue dimanche 9 octobre pour évaluer les résultats des élections.
Prétextant vouloir assumer sa responsabilité de l’échec de son parti qui n’a eu que 37 sièges contre 52 lors des dernières législatives, S.Mezouar a choisi de répondre de cette manière aux demandes de reddition des comptes formulées par des membres de sa formation, nous a confié une source au sein du parti. Mais, il n’y a pas que cela, la même source assure que le président du RNI, également président de la COP22 « a exprimé son incapacité à gérer les négociations en parallèle avec ses autres responsabilités ».
Avec cette décision, appréciée par certains internautes et facebouckers, S.Mezouar a eu l’air d’un politique responsable qui se respecte et qui fait face à son échec, mais quels sont les tenants et les aboutissants de cette « démission » ?
Selon un RNIste qui a requis l’anonymat, elle n’a pas de sens. Quoique officiellement déclarée, cette démission ne peut pas être actée étant donné que le Président élu par le Congrès national et non par le Bureau politique. De ce point de vue, note source –proche du clan de l’ancien Président du parti Mustapha El Mansouri, estime qu’elle a eu l’effet escompté sans aucune incidence sur S.Mezouar qui peut même, grâce à ce coup de génie, être réélu lors du prochain congrès. « Une tactique ou une échappatoire qui dédouanera Mezouar de toutes responsabilités, cette démission n’a pas de sens vu qu’on ne pourrait convoquer sur le coup un congrès extraordinaire », avance un observateur sous le sceau de l’anonymat. « D’autant plus que le congrès ordinaire reporté lors du congrès extraordinaire tenu mai dernier devait normalement être tenu juste après le scrutin qui vient de passer », ajoute la même source. Selon lui « dire qu’un congrès extraordinaire va être convoqué suite à la tenue de la Cop22 n’a pas de sens ! ».
Avec cette décision, le parti de S.Mezouar se trouve déjà dans une situation difficile au moment où les négociations pour la formation d’une coalition gouvernementale devraient très prochainement commencer. A l’heure actuelle, il reste toujours président, mais affaibli dans les négociations vu que son sort à la tête du parti n’est pas connu.

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