L’armée syrienne déployée à Rmilyan: Un face-à-face avec les Américains n’est pas exclu…
L’armée syrienne déployée à Rmilyan: Un face-à-face avec les Américains n’est pas exclu…

Si Damas a toujours dénoncé la présence militaire US en Syrie, ce sont toujours les Américains qui ont fait preuve d’esprit belliqueux à l’encontre de ce pays en proie à la plus grande guerre proxy en ce début de millénaire.
Mais il faut croire que les risques de confrontation entre armée syrienne et corps expéditionnaire US sont de plus en plus palpables. Depuis que l’armée syrienne a décidé de réoccuper du terrain au Nord-Est du pays.

En dépit du renforcement du contingent américain en Syrie, l’armée arabe syrienne a pris le contrôle, mardi dernier, d’un gisement pétrolier situé dans le nord-est du gouvernorat d’Hassaké, indique la station de radio Sham FM.
«Pour la première fois depuis plusieurs années, l’armée syrienne est entrée dans le champ pétrolier près de la localité de Mullah Abbas située au nord-ouest de la ville de Rmilyan, dans le nord-est du gouvernorat d’Hassaké», ajoute la même source.

Un développement des plus étonnants alors que le chef du Pentagone Mark Esper avait déclaré, au lendemain de la mise à mort d’El Baghdadi, ex-patron de l’organisation terroriste Daech, que les militaires US assureront la protection des champs pétroliers syriens et couperont court aux tentatives de se les approprier, expliquant que l’objectif était de laisser les forces kurdes s’en servir.
Dans les jours qui ont suivi, le Président Trump a admis devant les journalistes que l’objectif des États-Unis en Syrie était de garder le contrôle du pétrole dans ce pays.

Le représentant spécial du Président russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, indiquait par le passé que les champs pétrolifères dans le nord-est de la Syrie devaient être contrôlés par Damas.
Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, les revenus que tirent les Américains du trafic des hydrocarbures s’élèvent à plus de 30 millions de dollars par mois.

Dans le Nord-Ouest syrien, des raids aériens ont ciblé, mercredi, des positions de djihadistes mercredi dernier, alors que les combattants d’Al-Nosra ont pilonné Alep et tenté de reprendre des positions occupées par l’armée syrienne dans le gouvernorat d’Idlib.

Dans la grande métropole d’Alep tenue par les forces progouvernementale, non loin des territoires djihadistes, un civil a été tué et un blessé dans des bombardements à l’artillerie des « groupes terroristes », a rapporté l’agence officielle SANA, utilisant la terminologie habituelle du régime pour désigner tant les djihadistes que les insurgés.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) n’évoque pas la mort de civils, victimes de l’artillerie djihadiste, et se contente de relever la mort de huit civils dans le raid aérien sur le village d’Al-Sahara, dans le nord-ouest de la Syrie.

La région d’Idlib, ainsi que des secteurs adjacents des provinces d’Alep, Hama et Lattaquié, sont dominés par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’Al-Qaida.
Ces zones abritent plusieurs autres groupuscules djihadistes ainsi que des rebelles affaiblis.

C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que les chasseurs-bombardiers opèrent dans la zone.
Samedi, six civils avaient été tués dans des raids sur le sud de la province d’Idlib, selon l’OSDH.

Entre fin avril et fin août, la région a été pilonnée sans interruption par l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe.
Près d’un millier de civils ont péri durant cette période, selon l’OSDH, tandis que plus de 400 000 personnes ont été déplacées, d’après les Nations unies.
Une trêve a été annoncée fin août par Moscou, mais l’ONG fait depuis état de bombardements épars, qui ont tué une cinquantaine de civils.

Le 22 octobre, Bachar Al-Assad avait effectué sa première visite dans la province depuis le début de la guerre en 2011, affirmant que la bataille d’Idlib était la clé pour mettre fin à la guerre.

Les affrontements au sol, sporadiques depuis fin août, « sont de plus en plus récurrents entre les forces prorégime et les factions djihadistes et rebelles », selon le directeur de l’OSDH, basé à Londres.

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