Le bilan du tsunami s’alourdit en Indonésie : La veille n’a pas fonctionné…

Le bilan du tsunami s’alourdit en Indonésie La veille n’a pas fonctionné…
Le bilan du tsunami s’alourdit en Indonésie La veille n’a pas fonctionné…

Le bilan du tsunami qui a frappé samedi soir les rives du détroit de la Sonde, qui sépare les îles de Sumatra et de Java, s’est alourdi. Il a fait au moins 429 morts, 1 485 blessés et 154 disparus, selon le dernier bilan de l’Agence nationale de gestion des catastrophes. Des centaines de bâtiments ont été rasés par la vague, qui a déferlé sur les côtes méridionales de Sumatra et l’extrémité occidentale de l’île de Java aux alentours de 21 h 30 (14 h 30 GMT).


La vague a surgi après l’éruption du volcan connu comme « l’enfant » du légendaire Krakatoa, l’Anak Krakatoa, selon Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence nationale de gestion des catastrophes. Les experts mettent en garde contre le risque de nouvelles vagues mortelles dues à l’activité volcanique.
Les secouristes s’efforçaient mardi d’apporter de l’aide aux régions dévastées par le tsunami consécutif à une éruption volcanique en Indonésie, mais le manque d’eau potable et de médicaments se faisait cruellement sentir parmi les milliers de personnes réfugiées dans des centres d’urgence.
« De nombreux enfants sont malades, ils ont de la fièvre, mal à la tête et n’ont pas assez d’eau », explique Rizal Alimin, un médecin de l’ONG Aksi Cepat Tanggap, dans une école transformée en abri de fortune. « On a moins de médicaments que d’habitude. Les conditions ici ne sont pas saines. Il n’y a pas assez d’eau potable. Les gens ont besoin de nourriture et les gens dorment par terre ».
Une succession imprévisible d’événements conjuguée aux inadéquations du système d’alerte avancée expliquent le caractère meurtrier du tsunami qui a ravagé les rives du détroit indonésien de la Sonde, estiment lundi spécialistes et autorités.
La vague tueuse a frappé de sa puissance dévastatrice samedi soir des plages et des maisons de part et d’autre de ce détroit qui sépare les îles de Java et de Sumatra, prenant totalement par surprise les habitants comme les systèmes de surveillance. Dans une série de tweets, effacés par la suite avec ses excuses, l’Agence nationale de gestion des catastrophes avait assuré qu’il n’y avait « pas de menace de tsunami », alors même que la vague balayait les côtes méridionales de Sumatra et l’extrémité occidentale de Java.
« L’absence de système d’alerte précoce explique que le tsunami n’ait pas été détecté », a reconnu le porte-parole de cette Agence Sutopo Purwo Nugroho. « Les signes de l’arrivée d’un tsunami n’ont pas été détectés et les gens n’ont pas eu le temps d’évacuer. »
Selon le Centre indonésien de la volcanologie et de la gestion des risques géologiques, l’Anak Krakatoa montrait des signes d’activité renforcée depuis une semaine. Une éruption survenue peu avant 16 heures a duré environ 13 minutes, envoyant à des centaines de mètres dans le ciel un épais panache de cendres. L’Anak est une petite île volcanique qui a émergé des eaux un demi-siècle après l’éruption meurtrière du Krakatoa de 1883. C’est l’un des 127 volcans actifs d’Indonésie.
Lorsque le Krakatoa était entré en éruption au XIXe siècle, une immense colonne de fumée, de pierres et cendres, s’était dressée dans le ciel à 20 kilomètres de hauteur, plongeant la région dans l’obscurité et déclenchant un puissant tsunami. Environ 36 000 personnes avaient trouvé la mort.
L’Indonésie, archipel de 17 000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique.
Le 28 septembre, un tremblement de terre de magnitude 7,5 et le raz-de-marée qui a suivi avaient dévasté la ville de Palu, située sur la côte ouest des Célèbes, et ses environs, faisant au moins 2 073 morts. Mais 5 000 autres personnes sont toujours disparues, la plupart enterrées sous les décombres de bâtiments détruits. En 2004, un tsunami provoqué par un séisme de 9,3 au large de Sumatra avait tué 220 000 personnes sur les côtes de l’océan Indien, dont 168 000 en Indonésie.

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