Le Burundi dans la tourmente : Un général à terre

Le général Adolphe Nshimirimana, ex-chef d’état-major et numéro deux du pouvoir a été tué dans une attaque à la roquette, une semaine après la proclamation de la victoire contestée du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat.
L’élimination de ce responsable ressuscite le spectre de la guerre civile qui a déchiré le Burundi dans un passé récent. Ce pays d’Afrique de l’Est a vécu depuis son indépendance dans l’instabilité alimentée par des coups d’Etat et des conflits inter-ethniques entre Tutsis et Hutus. Malgré cette crise politique sans précédent depuis la fin de la guerre civile (1993-2006), le pouvoir burundais a organisé des législatives et des communales le 29 juin et une présidentielle le 21 juillet, boycottés par l’opposition et remportés par le camp présidentiel. La contestation du mandat de P. Nkurunziza a fait une centaine de morts et contraint quelque 170 000 personnes à l’exil, selon l’ONU.

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