Le chef des services secrets irakiens le confirme: Daech n’est pas mort et enterré !
Le chef des services secrets irakiens le confirme: Daech n’est pas mort et enterré !

La fin de Daech ne doit pas encore être proclamée. C’est le message alarmiste que fait passer le général Saad al-Allaq, chef de l’espionnage irakien, dans une interview accordée à CNN.
Selon lui, plusieurs dirigeants du groupe terroriste travailleraient sur la reconstruction de celui-ci, quelques semaines après la mort présumé de leur chef Al-Baghdadi, tué lors d’une opération US en Syrie,  et remplacé depuis par Abi Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi (un nom de combat plus qu’autre chose) à la tête de Daech.

Selon le général Al-Allaq, l’Irak a transmis à la Turquie les dossiers de neuf dirigeants présumés de l’organisation terroriste, dont les principaux financiers, qui auraient accès à des sommes d’argent énormes.
Ces « émirs » de Daech se trouveraient dans la zone frontalière entre la Turquie et la Syrie : ils auraient traversé la frontière syrienne « en payant une grosse somme d’argent » à des passeurs et « sont secrètement entrés sur le territoire turc », à en croire le militaire irakien, qui a collaboré avec la CIA pour lutter contre Daech.

Parmi ces « émirs » figureraient deux hommes considérés parmi « les meilleurs fabricants de bombes que l’organisation État islamique ait connus ».
Ces dirigeants joueraient tous un rôle clé dans le recrutement des combattants et des terroristes.
L’un de leurs projets serait de prendre d’assaut les prisons où sont enfermés plusieurs milliers de combattants de Daech, afin d’avoir une base de soldats pour pouvoir reconstruire le groupe terroriste.
Ce projet aurait même un nom : « Break Down the Fences », soit « brisez les barrières ».

Pas moins de 10 000 combattants de Daech seraient détenus par les forces démocratiques syriennes, dans le nord de la Syrie, rapporte CNN.
Des prisons irakiennes pourraient être également ciblées.
« Des efforts internationaux considérables doivent être déployés pour traiter ce problème, car ces criminels (…) sont capables de quitter ces camps et de retourner dans leurs pays. Ils constituent donc un grave danger pour l’Europe, l’Asie et le nord-ouest de l’Afrique », assure le général S. al-Allaq, évoquant une « catastrophe » si Daech parvenait à «récupérer» ces combattants.
Des responsables turcs ont assuré à CNN qu’une enquête était en cours concernant les allégations de l’Irak.
La Turquie a dernièrement arrêté une des femmes d’Abou Bakr Al-Baghdadi et aurait gelé des millions d’euros appartenant à l’État islamique.

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