Le président Donald Trump a déclaré samedi dernier qu’il avait rapidement décidé de reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan après un « bref » cours d’histoire.

D. Trump a signé le mois dernier la proclamation visant à reconnaître de facto la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, prenant ainsi le contre-pied de décennies de politique américaine. Cette décision a suscité des condamnations de nombreux pays et la joie des Israéliens.

Il a expliqué que trois hommes l’avaient appelé à propos d’un autre sujet lorsqu’il a abordé la question du Golan, sans préciser quand la conversation avait eu lieu. « J’ai dit ‘Que pensez-vous de l’idée que je reconnaisse ce dont nous discutons ?’ Car je suis d’accord, vous en avez besoin, vous avez besoin du plateau, » a-t-il dit avoir demandé à David Friedman, qui a réagi « comme un beau petit bébé ». « Vraiment, vous le feriez, Monsieur ? » lui aurait ensuite demandé Friedman, ce à quoi il lui a répondu : « Ouais, je pense le faire maintenant, rédigeons quelque chose. » « Nous décidons rapidement et nous décidons bien, » a-t-il déclaré à son auditoire.

C’est sur Twitter, le 21 mars dernier, que D. Trump avait annoncé qu’il allait reconnaître la souveraineté israélienne sur la région. Et c’est le 25 mars qu’il en a signé la proclamation officielle lorsque le Premier ministre Benjamin Netanyahu était en visite à la Maison Blanche, une mesure qui avait été largement perçue comme tombant à pic et destinée à aider le chef du gouvernement israélien candidat à sa réélection.

« J’ai dit, « Les gars, rendez-moi service. Apprenez-moi un peu d’histoire, vite. Je veux aller vite. Je travaille sur beaucoup de dossiers : la Chine, la Corée du Nord. Briefez-moi’ », s’est-il souvenu. Le président a fait savoir à la convention annuelle de la Coalition nationale républicaine organisée à Las Vegas qu’il avait décidé de reconnaître le droit d’Israël sur le territoire disputé après un bref exposé du conseiller à la Maison Blanche Jared Kushner — son gendre —, l’ambassadeur en Israël, David Friedman et le négociateur Jason Greenblatt.

Quelle solution reste donc pour Israël ? Procéder à l’élimination ethnique de la population de cette partie du plateau du Golan sous occupation israélienne. La raison ? Ils refusent, comme les Palestiniens, de plier face à l’occupant et expriment fièrement leur appartenance à la Syrie.

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