Le « Jihad islamique » ciblé à Gaza et Damas: Pluie de roquettes sur les territoires occupés
Le « Jihad islamique » ciblé à Gaza et Damas: Pluie de roquettes sur les territoires occupés

Deux opérations menées par l’armée sioniste d’occupation ont ciblé mardi 12 à Gaza et à Damas, des leaders du Jihad Islamique.
Lors de ces raids sionistes, Baha Abu Al-Atta, chef du commandement du nord de Gaza, a été tué lorsqu’un missile s’est abattu contre son domicile dans la ville de Gaza.
Dans le district de Mazzeh, à Damas, la maison d’Akram Al-Ajouri, a été touchée par deux roquettes.
Certaines sources disent qu’il s’est échappé ; d’autres qu’il a été blessé, après la mort de son fils et de son garde du corps.
Al Ajouri était considéré par l’armée sioniste comme l’officier de liaison entre le Jihad palestinien à Gaza et les brigades iraniennes Al-Qods et son chef, le général Qassem Soleimani.

Réagissant à ce double forfait, le Jihad islamique a été un barrage de roquettes de grande envergure contre des villes clés du centre et du sud d’Israël, notamment Sderot, Ashkelon, Ashdod, Gedera, Rishon Lezion et Tel Aviv, après avoir annoncé qu’il n’y aurait pas de limites à la colère de ses missiles. Au moins 160 ont été lancées, dont les roquettes visant Tel Aviv.

Le quartier général de Gaza a d’abord réagi à la mort de son chef en annonçant que ses représailles “n’auraient pas de frontières“. Puis, après avoir tiré une cinquantaine de roquettes, le Jihad a déclaré que des “représailles sans précédent” étaient encore à venir, suggérant qu’Israël faisait face à des attaques à des frontières supplémentaires.

Dans la bande de Gaza, le Jihad islamique a confirmé la mort du commandant Baha Abou Al-Ata, 42 ans, et de sa femme, après que l’armée d’occupation a annoncé avoir « attaqué » dans une « frappe chirurgicale » un immeuble où résidait ce haut dirigeant du Jihad islamique.

Des résidents ont rapporté qu’une explosion avait frappé le domicile d’Abou Ata dans le district de Chajaïya à l’est de la ville de Gaza. Et les mosquées locales ont annoncé sa mort.

Le Jihad islamique a annoncé être en « alerte maximale » après l’opération contre l’un de ses ténors, promettant un barrage de roquettes sur le sud d’Israël dans des villes entourant Gaza et à Tel-Aviv.

Peu après, Israël a fait état d’un « nombre important de tirs vers Israël » depuis la bande de Gaza, sous contrôle depuis plus de dix ans d’un autre mouvement islamiste, le Hamas, et sous blocus israélien.

Le Jihad islamique a aussi été visé mardi dans la capitale syrienne.

Selon l’agence officielle syrienne Sana, « deux roquettes » ont touché la maison d’Akram Ajouri, tuant « son fils Mouadh et une autre personne ». Le Jihad islamique a confirmé la mort d’un fils, sans le nommer, de ce cadre de l’organisation.

Israël a justifié sa frappe à Gaza en disant qu’Abou Ata avait été derrière de nombreux tirs de roquettes depuis la bande de Gaza en territoire israélien. Et, selon l’armée, il se préparait aussi à orchestrer des opérations impliquant à la fois des roquettes, des snipers, des drones et des combattants.

« Il était responsable de plusieurs attaques terroristes, de tirs de roquettes sur l’Etat d’Israël au cours des derniers mois et avait l’intention de perpétrer des attaques imminentes », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Netanyahu a affirmé que l’opération de l’armée, menée avec les services de renseignement intérieur du Shin Bet, avait été approuvée par son « cabinet de sécurité ».

Ces affrontements contrastent avec le calme relatif qui régnait ces dernières semaines le long de la barrière entre Gaza et Israël après un ping-pong de roquettes et de frappes aériennes au mois d’août ayant fait craindre une escalade après les trois guerres subie par l’enclave palestinienne depuis 2008.

Israël tardait alors à approuver l’entrée de millions de dollars d’aide que le Qatar livre chaque mois à Gaza dans le cadre d’un accord de trêve négocié avec l’ONU, l’Egypte et ce petit émirat du Golfe qui entretient des relations privilégiées avec le Hamas tout en maintenant des contacts avec l’Etat hébreu.

Les tirs de roquettes depuis Gaza visaient alors, selon des analystes, à faire pression sur Israël, qui cherchait à éviter une escalade à l’approche des législatives, pour accélérer l’entrée de cette aide dans l’enclave.

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