Le langage de la canonnière en vigueur à Gaza: B. Netanyahu cherche à diviser les rangs palestiniens…
Le langage de la canonnière en vigueur à Gaza: B. Netanyahu cherche à diviser les rangs palestiniens…

Au moins 23 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblant les familles de figures de proue de la résistance à Gaza, depuis mardi dans les opérations de l’armée de l’occupation israélienne. Quelque 250 roquettes ont été tirées vers Israël.

En dépit des démarches entreprises par les médiateurs sollicités par l’entité sioniste pour un retour au calme dans la bande de Gaza, la situation continue de se dégrader depuis que des leaders du Jihad islamique ont été lâchement assassinés.
Les frappes menées l’État hébreu ont fait au moins douze morts mercredi dans la bande de Gaza. Ce qui n’a pas empêché la résistance palestinienne de viser les territoires occupés par de nouvelles salves de roquettes.
Ce mercredi matin, les sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs villes de l’entité sioniste aux alentours de Gaza, dont Ashkelon, après de nouveaux tirs de roquettes qui ont précipité dans la foulée des bombardements israéliens sur l’enclave palestinienne.
Frappes qui ont fait jusqu’à présent douze morts, dont des membres des forces al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, selon ce dernier.
Cela porte à au moins 23 le nombre de Palestiniens tués depuis mardi dans des opérations israéliennes visant le groupe armé. Plusieurs dizaines de blessés ont été accueillis dans les établissements sanitaires de Gaza.

Mardi vers 4 heures du matin, l’armée et les services de renseignements intérieurs (Shin Beth) israéliens avaient mené une opération ciblée contre ce haut commandant du Jihad islamique, Baha Abou al-Ata, et son épouse Asma dans leur appartement du nord-est de la bande de Gaza.
Le Jihad islamique, groupe armé présent à Gaza mais ne contrôlant pas l’enclave, celle-ci étant aux mains du Hamas, un autre mouvement islamiste, a lancé dans la foulée un barrage de roquettes sur Israël, sans faire de mort.

Depuis mardi, au moins 250 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël, selon le dernier bilan de l’armée sioniste, qui a dit avoir intercepté 90 % de ces projectiles grâce à son système antimissile « Iron Dome ».
Une roquette a endommagé une maison, une autre une usine, et une autre encore a frappé une autoroute, passant à quelques mètres de foudroyer des voitures en circulation.
Mardi, des écoles, collèges, universités et autres institutions publiques avaient été fermés jusqu’à Tel-Aviv, la métropole économique, située à environ 70 kilomètres de Gaza. Mercredi, tous les établissements publics le sont restés dans un rayon de 40 km autour de l’enclave palestinienne.

On signalera que la résistance palestinienne a affirmé avoir visé des véhicules militaires de l’armée de l’occupation sans pour autant que cette dernière ne confirme de telles attaques.

L’assassinat ciblé de Baha Abou Al-Ata (41 ans, père de cinq enfants) est légitimé par Benyamin Netanyahu, par sa responsabilité dans « plusieurs attaques terroristes, de tirs de roquettes sur l’État d’Israël ces derniers mois et avait l’intention de perpétrer des attaques imminentes ».
Sur la même longueur d’onde, Aviv Kochavi, chef de l’armée sioniste, souligne qu’Abou al-Ata « avait tenté par tous les moyens » de saboter une trêve entre Israël et le Hamas en orchestrant notamment des tirs de roquettes vers Israël.

Le Hamas et Israël se sont livrés trois guerres dans l’enclave depuis 2008. Mais ce groupe, contrairement au Jihad islamique, avait approuvé une trêve négociée par l’ONU, l’Egypte, pays frontalier de Gaza, et le Qatar, émirat du Golfe qui entretient à la fois des relations avec les groupes gazaouis et Israël.
Si l’armée israélienne tient le Hamas pour responsable de toutes les attaques depuis cette enclave, elle n’a officiellement visé pour l’instant que les positions du Jihad islamique, un élément clé qui n’a pas échappé aux observateurs.

« Pour la première fois dans l’ère récente, Israël a fait une distinction entre le Hamas et le Jihad islamique », résume mercredi l’influent commentateur politique Ben Caspit dans les pages du journal Maariv.
« Israël dévie ainsi de son principe béton selon lequel le Hamas, en tant que pouvoir souverain à Gaza, doit payer le prix pour tout ce qui se passe à Gaza », ajoute-t-il.
« Cessez vos attaques, ou vous prendrez encore plus de coups », a prévenu mercredi B Netanyahou en s’adressant au Jihad islamique.
Le Premier ministre sioniste a fait cette déclaration au début d’une rencontre de son «Cabinet de sécurité» et alors que « Tsahal » intensifie les frappes meurtrières contre Gaza. Mais il serait illusoire de chercher à isoler une faction de la résistance palestinienne des autres.

Pour tenter de freiner cette escalade de violence, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient Nickolay Mladenov est attendu au Caire pour des discussions avec les Égyptiens, qui bénéficient d’une forte influence sur Gaza et de relations officielles avec Israël, a indiqué une source diplomatique à l’Agence France-Presse.
« La situation reste très compliquée et le risque d’escalade est élevé », a souligné cette source.
À Londres, le Foreign Office a soutenu « les efforts de l’ONU et des Égyptiens » en vue d’une « désescalade rapide ».

Pour l’heure, et contrairement aux idées reçues, l’initiative est à l’actif du Jihad islamique qui assure vouloir maintenir la pression militaire sur les responsables sionistes jusqu’à ce que « l’équilibre des forces » soit atteint.
En d’autres termes, il s’agira pour l’entité sioniste de donner des gages en renonçant à cibler les leaders militaires et politiques de la résistance palestinienne.

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