Le Liban sous haute tension: Banques et écoles chôment …
Le Liban sous haute tension: Banques et écoles chôment …

Au Liban, le mouvement de contestation contre la corruption de la classe politique se poursuit depuis le 17 octobre alors que le président de la République n’a toujours pas désigné un successeur au Premier ministre démissionnaire, Saad Hariri. Une forte mobilisation est attendue ce mardi pour dénoncer le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement.

Le mouvement de contestation ne s’essouffle et les manifestants défilent pour dénoncer le retard dans la formation d’un nouveau gouvernement et dans l’adoption de réformes économiques et sociales.

Le ministre de l’Éducation, proche du leader druze Walid Joumblatt qui soutient la contestation, a demandé aux écoles et aux universités de fermer leurs portes. Une grande partie des établissements scolaires et universitaires vont suivre sa consigne.

Les banques aussi seront fermées après la grève ouverte décrétée par les employés du secteur. Lycéens et étudiants constitueront le fer de lance des manifestations de cette journée, qui auront lieu partout dans le pays.
Un grand rassemblement est prévu dans le centre-ville de Beyrouth.

Cette mobilisation a été décidée pour empêcher une séance parlementaire qui était destinée à voter une loi d’amnistie générale contestée et d’autres textes anti-corruption jugés insuffisants par les contestataires.

Nabih Berry, président de la Chambre, lui aussi dans le collimateur des manifestants, a décidé de reporter la séance à mardi prochain.

Avant de procéder à la désignation d’un nouveau Premier ministre, le président de la République, Michel Aoun et son allié, le Hezbollah, veulent s’entendre avec les autres forces politiques sur la nature et la composition du prochain cabinet.

Les contestataires, soutenus par Walid Joumblatt et le chef chrétien Samir Geagea, souhaitent un gouvernement composé de personnalités indépendantes.

Michel Aoun et le Hezbollah veulent que les principales forces politiques soient représentées au sein de l’exécutif, aux côtés de technocrates. Le Premier ministre démissionnaire est hésitant.

Cette longue attente a des répercussions négatives sur la stabilité du pays.

Tandis que la contestation contre le pouvoir continue, les craintes d’une crise bancaire s’accentuent au Liban. Lundi 11 novembre, le gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé a dû annoncer une série de mesures pour tenter de rassurer la population.

Il a promis la levée des restrictions sur les transactions. Elles avaient été mises en place au début du mois après 15 jours de fermeture des banques. Il a également assuré que les dépôts des Libanais n’étaient pas menacés, pour autant, le risque est bien réel, selon le spécialiste.

« Il y aura un jour, où vraiment, vous risquez de voir les banques fermer leurs portes. Automatiquement, fermez la porte et c’est fini ! Cela fait quand même un bon bout de temps que je conseille aux déposants de, quand même, déposer une bonne partie de leur dépôt chez eux. Sous le matelas », analyse-t-il.

Pour tenter de résorber la crise, R. Salamé a appelé les banques a répondre positivement à toute demande de liquidités.
Les établissements bancaires pourront donc souscrire des prêts « en dollars auprès de la Banque centrale à un taux d’intérêt de 20% », a-t-il annoncé.

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