Le mal-être des immigrés de France : Entre espoirs et désillusions

Le mal-être des immigrés de France : Entre espoirs et désillusions

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La devise « Bleu, Blanc, Beur » a-t-elle fait son temps ? En France, la communauté immigrée vit mal aussi bien les promesses non tenues que les charges de quelques politiques mal inspirés. L’ambition multiculturelle est annihilée par une droitisation rampante. D’où le repli communautaire…
Il est loin le temps où les populations d’origines maghrébines affichaient un large sourire croyant en des jours meilleurs. C’était au lendemain du deuxième tour des élections présidentielles de 2012 qui ont hissé François Hollande à la tête de l’Hexagone. Non pas parce que le candidat du Parti Socialiste a promis monts et merveilles à cette frange de la population, mais tout simplement en faisant des propositions sensées lui redonner justice avec des mesures simples et nécessaires. Cela va du C.V anonyme pour éviter les discriminations à l’embauche dont sont victimes leurs enfants, à la fin des contrôles d’identité à répétition juste parce que l’on a la malchance d’avoir une couleur de peau halée, sans oublier, enfin, la participation des étrangers extra-communautaires aux élections locales en guise de bienvenue à une population qui vit en France depuis des décennies, qui payent des impôts et participent à la richesse de ce pays depuis près d’un demi-siècle.
Ce temps est tout simplement révolu. De report en report, les promesses ont été enterrées. Entre difficultés de mise en œuvre, tollé d’une partie de la classe politique de droite et argument fallacieux osant prétendre que les Français n’étaient pas prêts à de tels changements, les prétextes servis pour expliquer ces reculades n’ont pas manqué.
Mais ce n’est qu’une partie du reniement et du renoncement vécu ici. L’on a l’impression que le candidat Hollande, au nom de la realpolitik s’est mué en un Président Alien, un socio-démocrate qui hésite à porter tout simplement un costume de droite confronté à la répétition des échecs de sa politique économique et sociale. La dégringolade dans les abysses de sa côte de popularité et surtout ses échecs cuisants dans les élections intermédiaires ont fait les choux gras de la droite et surtout du Front National qui est devenu, l’espace d’un mandat de gauche, le deuxième parti de France ! Qu’il est beau le bilan à un an des élections.
Peut-être qu’on a oublié trop tôt Martine Aubry qui, lors des primaires socialistes de 2011 a déclaré à propos des hésitations de l’actuel hôte de l’Elysée : « … Ma grand-mère disait : Quand c’est flou, c’est qu’y a un loup». Et dans le cas présent on peut se hasarder à évoquer le loup-garou.
Entre temps, deux évènements tragiques ont secoué la France : les attentats de Charlie-Hebdo et ceux du 13 novembre 2015. Si les premiers ont mis à mal cette communauté dans le plus grand désir est de vivre le plus simplement du monde, les seconds ont donné le coup de grâce à leur représentation. La proposition de révision constitutionnelle de déchéance de la nationalité proposée par F. Hollande a inscrit quelque part dans leur subconscient l’instinct de l’incertitude et la peur d’être renvoyés.
Aujourd’hui, la crise économique aidant, ils sont les premières victimes des charrettes de licenciements qui ont mis ce pays à genoux. Manque de qualification, difficultés d’adaptation à un monde qui bouge trop vite et qui requiert des compétences toutes nouvelles sont autant de causes objectives de leur taux de chômage beaucoup plus élevé que la moyenne nationale. Et parce que des patrons voyous n’hésitent plus à arborer leur préférence nationale dans les profils d’embauche en parlant de « recrutement bleu blanc rouge », la situation s’est compliquée encore plus.
La mise à l’index de l’étranger et surtout du maghrébin n’est pas récente. Accueilli à bras ouverts durant les « Trente glorieuses », avec une économie qui tournait à plein régime et qui avait besoin d’une main d’œuvre peu ou pas qualifiée et par moment sous payée, l’étranger est devenu persona non grata avec la crise qui s’est installée de manière durable depuis le début des années soixante-dix avec des pics tels celui de 1973, de 1979 ou encore 2008. Victime de représentations stéréotypées, les étrangers sont une minorité visible mais oh combien méconnue. Le discours indigent de Jacques Chirac à Orléans en juin 1991 parlant du « bruit et de l’odeur » dans sa tentative désespérée de draguer l’électorat Front National résonne encore dans tous les esprits.
Dans leur exceptionnelle enquête sur la diversité des populations en France , les auteurs introduisent leur travail en insistant sur « la crise et le chômage de masse endémique (qui) sapent ( la ) légitimité des ( immigrés) à vivre et à travailler dans leur pays d’installation » quant à leurs « enfants, pourtant nés et ayant grandi en France, sont parfois perçus comme extérieurs à la communauté nationale ».
Cinglant, ce constat se confirme tous les jours. Dès lors nul besoin de chercher pour croiser les regards vagues et tristes des chibanis dans leurs tentatives désespérées de passer inaperçus dans les rues des villes et villages de l’hexagone. Pour ce qui est de leurs enfants, voire leurs petits enfants, la parade au souci sécuritaire et répressif à souhait de la part des bras armés de l’Etat, consiste en un repli communautaire dans l’affichage à outrance. Les barbes fleurissent de plus en plus et les femmes se voilent au grand dam des lois et autres décrets d’application des plus vagues sur des interdictions dans des espaces de plus en plus vagues.
Certes là n’est pas la bonne réponse. Mal comprise, la laïcité qui a un double objectif à savoir la liberté de pratiquer sa religion mais aussi le respect des lois de la République passe mal auprès d’une frange de plus en plus étoffée de cette population. Elle la vit non pas comme une avancée démocratique mais comme une insulte, comme une agression.
Les immigrés marocains comme les autres de confession musulmane ne dérogent pas à cette règle de conduite qui hérisse de plus en plus. Les langues se délient et les actes racistes et antimusulmans se multiplient à souhait.
La dernière sortie de N. Sarkozy dans sa campagne des primaires à droite en dit long sur sa stratégie en parlant de la France comme pays « chrétien », qui doit être « respecté » par « ceux qui veulent y vivre » et de dénoncer une « immigration massive et communautarisée ». Emmanuel Berretta, de l’hebdomadaire Le Point parle d’attaques fallacieuses et approximatives (…) qui frappent avec efficacité un imaginaire collectif imprégné de déclinisme ». Comment l’immigré (ou sa descendance) peut –il recevoir un tel discours sachant que les Républicains sont donnés gagnants aux élections présidentielles de 2017. A coup sûr mal.
Ces déclarations s’ajoutent aux qualificatifs scandaleux des Molenbeek français suite aux arrestations des terroristes belges dans la banlieue de Bruxelles. Des dérapages de Manuels Valls quand ils refusent les diagnostics qui ont poussé les enfants français à se jeter dans les bras de l’obscurantisme et de la mort. La liste est longue et fastidieuse depuis près d’un an.
Alors le retour au Bled semble être le répit pour échapper à ce climat anxiogène. Mais faute de moyens, beaucoup renoncent à faire le voyage. Ceux qui ont la chance de faire la traversée seront comme à l’accoutumée accueillis à bras ouverts. Mais cet élan de Marhaba n’est point partagé par tous car la discrimination est présente aussi de l’autre côté de la Méditerranée. L’on note de plus en plus d’enfants d’immigrés qui refusent le rituel du retour au pays. Car en dépit de tout, la France pour les uns, la Belgique pour d’autres, restent leur pays natal. Quant aux tentatives des parents de les ancrer dans le pays d’origine, elles deviennent vaines au regard des mariages mixtes qui se banalisent et de l’installation définitive de cette frange de la population. Au lieu d’investir dans une maison hantée toute l’année et de supporter les HLM, ils préfèrent, et à juste titre, aspirer à mieux vivre dans des pavillons et autres appartements modernes au milieu de leurs compatriotes. C’est là l’unique moyen de tordre le coup à l’imaginaire qui divise et de construire un lendemain meilleur. Beaucoup y croient dur comme fer…

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