Le Maroc découvre, enfin, la zoothérapie: Contre déficit sanitaire et… zoophilie!

Le Maroc découvre, enfin, la zoothérapie: Contre déficit sanitaire et… zoophilie!

Le Maroc a mal, très mal, à sa santé. La preuve est à situer non seulement au niveau des déficits cumulés en infrastructure, mais aussi sur le plan des ressources humaines capables de prendre en charge en temps et en heure les millions de malades qui courent entre les services. D’ailleurs, un tel état de déliquescence ne manque pas de pousser le personnel de santé à ruer dans les brancards. Histoire de rappeler que la misère dans laquelle se trouve le secteur a fini par déteindre sur leur statut, avec le déclassement en prime ! De tout cela, la fameuse « feuille de route » établie par le tout nouveau ministre de la Santé n’en pipe mot. Si l’on excepte les généralités de type manque de moyens pour bien faire. Autant dire que pour ce secteur éminemment social, le fameux PAS persiste à produire ses effets. Néfastes.

Face à tout cela, voilà que de bonnes volontés se manifestent pour faire découvrir à la masse des « étourdis » que nous sommes (faut-il conseiller à son illustre auteur de se précipiter pour en faire une franchise et bénéficier de la rente du copyright ?), les bienfaits de la zoothérapie. L’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et cinéma (ISMAC) s’est allié à l’Association des amis de l’hôpital d’enfants de Rabat (AAHER) pour lancer, moyennant des dons, un projet ad hoc à Rabat. Nul besoin de rappeler, ici, les bienfaits que procure la proximité d’un animal domestique ou de compagnie, aux malades atteints de troubles mentaux, physiques ou sociaux pour endiguer le stress et atténuer les conséquences d’un traitement médical ou des problèmes postopératoires. Surtout lorsqu’on sait que le personnel paramédical capable d’accompagner les grands malades relève encore de l’incongruité…

Pourvu que ce projet puisse aboutir et que les donateurs se pressent au portillon pour hisser l’amour des « Mdawikh » pour les animaux, domestiques ou non, à un autre stade que celui que procurent les tours de passe-passe qui n’ont d’autre étiquette que la zoophilie. Bestiale pratique qu’immortalisent bien des vidéos ayant vérolé les réseaux sociaux au cours des derniers mois. La démarche est noble en ce sens qu’elle ouvre la voie à une réconciliation des masses avec les animaux. On verra peut-être moins de canassons subir, sous le regard ébahi des citadins toujours « rurbanisés », la colère de propriétaires contrariés. Où encore la curée de bambins surexcités prompts à jeter la pierre au premier chien qui tourne au coin de la rue. Bref, il est temps pour que le pays sorte du zoo dans lequel il est enfermé. Pas bête, non ?

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