Le Maroc desserre la ceinture: Généraliser les Oulad Lefchouch?

Le Maroc desserre la ceinture: Généraliser les Oulad Lefchouch?

Une Ferrari flambant neuve ? Pourquoi pas une Maserati ? Le coeur de mézigue bascule entre les bolides que Porsche propose, mais pas que. Depuis que l’exonération fiscale a été votée par notre vénérable institution législative pour toute acquisition de ces rutilants monstres de la route. Alors mézigue voudrait contribuer, de son côté, à l’enrichissement des dépositaires des marques de ces carrosses de luxe qui font tourner les yeux à chaque fois que les chevaux qu’elles cachent sous le capot sont libérés. Un vrombissement bien sonore qui agite les boulevards et irrigue en adrénaline les artères des ayant droit. Que la vie est belle lorsqu’on l’aborde sous l’ombrelle d’une décapotable BCBG. Et tant pis si les relents de la combustion de ces bêtes du macadam écrasent dans leur sillage toute la misère du monde que l’on retrouve concentrée à chaque feu rouge que compte le plus beau pays du monde. Car il faut les voir, tous ces pauvres hères intimidés à l’idée de proposer une boite de mouchoirs jetables aux détenteurs de ces attributs du luxe qui ne rasent plus les murs. Si aggiornamento a été fait, c’est bel et bien celui que réussirent tous nos nababs qui ont brisé les tabous de leurs ouailles et commis le parricide ad hoc. Les riches s’assument comme tels n’en déplaise aux « constateurs » qui sont appelés à gérer leurs lubies, même au prix fort de subir la foudre de leurs supérieurs. On est dans le Royaume du grand étalage. Les nantis s’y affichent et font le buzz, toute honte bue. Et les pauvres leur emboitent le pas en prenant un malin plaisir à rappeler qu’ils ne sont pas que pour meubler le décor. Rien de plus normal dans ce constat. Le monde a fait sa révolution. Et le Royaume aussi. On ne parle plus de lutte des classes. On lui préfère les 50 nuances de vulnérabilités. Celles que l’INDH peine à endiguer même à coup de milliards de dirhams. Mézigue a les larmes aux yeux. Mais elles ne sont pas monnayables. Ni pour laver tous les affronts subis par les plus pauvres d’entre nous, ni pour prétendre être un jour derrière le volant d’une « Batmobile » ou assimilée détaxée. La roue de l’Histoire tourne. Mais même en Tubeless, nul n’est à labri d’une crevaison. Mézigue se fait une raison. Même au comble du pessimisme, il ne faut jamais perdre espoir. Ni s’interdire de poser les questions qui fâchent. En tête desquelles, pour qui roulent nos riches ?

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